ATTENTION SPOILERS !
La saison 9 de Doctor Who a débuté ce samedi sur la BBC. Un retour en fanfare et en rythme pour le Seigneur du temps, dans la peau de Peter Capaldi, qui change de la saison 8. Voici l'avis de Brain damaged.
Dès le début de ce premier épisode, on comprend que la série cherche à renouer avec son ancienne renommée. La séquence prégénérique, assez angoissante, est là pour le prouver. On découvre Davros, le vilain père des Daleks, mais il n'est encore qu'un enfant cherchant a être sauvé. De quoi mettre en appétit et donner plus de profondeur à l'intrigue proposée dans ce premier épisode en deux parties.
Certaines promesses sont tenues dès ce premier épisode, comme le retour de Missy, interprétée avec toujours autant de folie par Michelle Gomez. Une Missy plus intéressante et nuancée que dans la saison précédente, même si les circonstances de sa survie restent inexpliquées pour le moment. On retrouve donc le Maitre et sa relation particulière avec le Docteur. De quoi donner l'eau à la bouche pour la suite malgré les évènements survenus dans l'épisode. Michelle Gomez est certainement l'un des atouts les plus forts de la nouvelle direction de Doctor Who depuis le départ de Matt Smith.
Autre point fort de cet épisode : Peter Capaldi, plus à l'aise avec son personnage, malgré ce qu'il peut en dire. Dans "The Magician Apprentice", l'acteur nous offre une prestation plus variée et habitée du Docteur, notamment la séquence qui a affolé Twitter lors de la diffusion en live, où le Docteur s'amuse sur un tank, guitare à la main. Une séquence plus proche du personnage d'Eleven qui n'est pas pour déplaire et qui, une fois de plus, renoue avec ce qu'on aime de la série.
Une scène que l'on aurait aimé voir la saison précédente, car le Docteur version Capaldi était radicalement différent, plus bougon, plus sérieux et moins fantasque que David Tennant ou Matt Smith. On espère revoir ce Docteur plus souvent dans les épisodes qui suivront.
Clara, quant à elle, n'est plus la même. La jeune femme, toujours professeur, est plus impliquée et surtout s'impose loin du Docteur. Elle n'est plus la jeune femme mignonne, ou hantée par le décès de son petit-ami (à la fin de la saison 8). Pro-active, on apprécie fortement son face à face avec Missy, rempli de tension.
Les Daleks, les plus vieux ennemis du Docteur sont une fois de plus au coeur de l'intrigue et ouvrent encore une fois une saison de la série, quand ils ne la concluent pas. On a donc le plaisir de retrouver des Daleks, les monstres les plus kitch et années 60 de la mythologie de Doctor Who. En retrouvant toujours les mêmes ennemis, on pourrait crier à la facilité, mais Steven Moffat nous offre de nouvelles idées et intrigues à ces derniers. Les fans, qui pensaient tout savoir sur les Daleks, ont encore beaucoup à découvrir. De quoi renouveler les monstres emblématiques de la série, au-delà du retour de Davros. Moffat nous prouve ainsi que ces créatures sont encore pleines de surprises. Dans la saison 7, on découvrait des mutants humanoïdes Daleks, cette neuvième saison propose une nouvelle espèce humanoïde croisée serpent, avec Colony Sarff.

