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#103 : Des morts inassouvis

Après être allés dans le futur, le Docteur décide d'emmener Rose dans le passé. Les deux compagnons rencontrent le célèbre écrivain anglais Charles Dickens. Mais dans le Cardiff de 1896, les morts se réveillent.

Popularité


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Titre VO
The Unquiet Dead

Titre VF
Des morts inassouvis

Première diffusion
26.03.2005

Première diffusion en France
12.11.2005

Vidéos

Bande-annonce

Bande-annonce

  

Photos promo

Gabriel Sneed et Gwyneth-Des morts inassouvis

Gabriel Sneed et Gwyneth-Des morts inassouvis

Le Docteur et Gwyneth- Des morts inassouvis

Le Docteur et Gwyneth- Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Gabriel Sneed et Gwyneth-Des morts inassouvis

Gabriel Sneed et Gwyneth-Des morts inassouvis

Rose-Des morts inassouvis

Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Le Docteur et Rose-Des morts inassouvis

Cardiff-Des morts inassouvis

Cardiff-Des morts inassouvis

Le Docteur et Charles Dickens-Des morts inassouvis

Le Docteur et Charles Dickens-Des morts inassouvis

Cardiff-Des morts inassouvis

Cardiff-Des morts inassouvis

Le Docteur-Des morts inassouvis

Le Docteur-Des morts inassouvis

Gwyneth-Des morts inassouvis

Gwyneth-Des morts inassouvis

Les morts marchent-Des morts inassouvis

Les morts marchent-Des morts inassouvis

Réunion de groupe-Des morts inassouvis

Réunion de groupe-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Charles Dickens-Des morts inassouvis

Diffusions

Logo de la chaîne SyFy France

France (redif)
Dimanche 19.05.2019 à 22:40

Logo de la chaîne SyFy France

France (inédit)
Jeudi 16.05.2019 à 19:00

Plus de détails

Écrit par : Mark Gatiss.
Réalisé par : Euros Lyn. 

 

Distribution :

Christopher Eccleston ... Docteur
Billie Piper ... Rose Tyler
Alan David ... Gabriel Sneed
Simon Callow ... Charles Dickens
Eve Myles ... Gwineth
Huw Rhys ... Redpath
Jennifer Hill ... Madame Peace
Michael "Meic" Povey ... Chauffeur
Wayne Cater ... Régisseur
Zoe Thorne ... Gelth

 

Références et continuités :

  • Gwyneth parle ici du "Grand méchant loup" pour la première fois.
  • Le Docteur dit avoir vu la Cinquième Guerre mondiale, avoir participé à la Boston Tea Party et observé la Guerre de Troie. Cette dernière action s'est effectivement passée dans la troisième saison de la série classique dans l'arc The Myth Makers.
  • Dickens récite du Shakespeare à la fin de l'épisode lorsqu'il dit à Rose: « There are more things in heaven and earth... than are dreamt of in your philosophy ». (Hamlet, Act 1, Scene V) (« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la Terre... qu'on ne peut en rêver dans votre philosophie »).
  • Dickens pousse l'interjection « What the Shakespeare » une référence aux Anglais qui ont pour habitude de pousser le juron « What the Dickens » pour ne pas dire « What The Hell », et ainsi de ne pas parler du Diable.
  • Eves Myles incarnera ensuite dans Torchwood Gwen Cooper.

Résumé épisode 103 "Des morts inassouvis"

 

Cardiff, 24 décembre 1869. Aux pompes funèbres Sneed et Compagnie, la veillée funèbre d'une certaine madame Peace, grand-mère d'un dénommé Redpath, est interrompue lorsque le corps de la vieille dame est soudainement réanimé, rayonnant d'une étrange lumière fantomatique, tuant Redpath avant de disparaître dans l'obscurité. La réaction de M. Sneed laisse supposer que ce n'est pas le premier mort qui se "réveille".

Ayant montré à Rose le futur lointain, le Docteur lui propose de voir le passé, plus précisément Naples en 1860. Mais le Tardis atterrit à la place à Cardiff en 1869, à la veille de Noël. Avant de sortir, le Docteur indique à Rose le chemin pour la garde-robe et lui conseille de se changer.

Pendant ce temps, dans un théâtre local, l'écrivain Charles Dickens se prépare à donner une lecture dramatique, se lamentant sur les situations qui l'ont mené ici, loin de sa famille. Le corps de madame Peace, toujours hanté par l'étrange lumière, se trouve dans la salle alors qu'à l'extérieur Gabriel Sneed, le propriétaire de la firme de pompes funèbres, tente de localiser le cadavre avec l'aide de sa servante Gwyneth qui semble posséder un don de seconde vue et qui la rend capable de la retrouver.

Au milieu de la lecture de Dickens, madame Peace se réanime une seconde fois, libérant des fantômes dans tout le théâtre et causant une panique qui attire l'attention du Docteur et de Rose. Cependant, quand ils arrivent, les fantômes se sont échappés par les flammes des chandeliers, alimentés au gaz. Rose découvre que Sneed et Gwyneth tentent d'emporter le corps de madame Peace, elle les suit jusqu'au corbillard mais Sneed la chloroforme avant qu'elle puisse avertir le Docteur et la met également dans le corbillard.

Le Seigneur du Temps part à la poursuite de Rose, prenant la voiture de Dickens au grand mécontentement de l'auteur. Une fois à l'intérieur, après que le Docteur ait réalisé qui il était, l'extraterrestre tente de se faire pardonner en montrant un intérêt sincère dans l'œuvre de Dickens.

L'auteur est pris par le souffle de l'aventure et décide de suivre le Docteur. Ils arrivent chez Sneed où Gwyneth tente de les arrêter. Mais Rose qui s'est réveillée doit faire face aux corps réanimés de madame Peace et de Redpath, et hurle pour sortir de la pièce, fermée à clé.

Rose est secourue par le Docteur et Charles Dickens mais les corps possédés demandent au Docteur son aide prétextant qu'ils sont en train de mourir et libèrent une fois de plus des fantômes qui s'échappent par les conduits de gaz. Voyant cela, le Docteur comprend qu'il s'agit d'une intelligence extraterrestre provenant de la faille, point faible dans l'espace et le temps. Sneed et Gwyneth présentent leurs excuses mais ils ne savaient plus que faire. Depuis des années la maison est hantée par ces créatures, qui sont en quelque sorte liées à Gwyneth. Dickens ne croit pas un mot de cette histoire, cherchant le moindre indice pour prouver qu'il y a supercherie et que rien de tout cela n'est vrai.

Plus tard, Gwyneth parle avec Rose, utilisant ses pouvoirs télépathiques pour lire les pensées de la jeune fille. Elle y voit une étrange cité, des boîtes en métal (voitures) et des oiseaux de métal (avions) ainsi qu'une obscurité qu'elle ne peut expliquer, un grand méchant loup.

La jeune servante a ce genre de visions depuis l'âge de 5 ans et depuis lors, elle est liée par l'esprit à ces créatures qu'elle appelle "ses anges". Le Docteur explique qu'ayant grandi à l'endroit même de la faille, elle en fait désormais partie, elle est la clé. Il décide donc d'organiser une petite séance de spiritisme, avec Gwyneth comme médium.

Le chef des extraterrestres apparaît et leur apprend qu'ils sont les Gelths. Leur race a été décimée et réduite à l'état de "fantôme" lors d'une guerre, la "Guerre du temps". Rose et le Docteur échange un regard. Il s'agit de la même guerre qui a décimé le peuple du Docteur.

Les Gelths n'existent plus que dans une dimension parallèle et connectée à ce monde par une fissure dont le centre est cette maison. Les extraterrestres veulent seulement les corps d'humains morts ici sur Terre afin d'exister physiquement. Rose proteste, cette idée de posséder les corps de personnes décédées est impensable pour elle mais le Docteur lui conseille de réévaluer ses valeurs et ses priorités. Les cadavres sont morts et les Gelths ont une chance de survivre.

Contrairement à l'avis de Rose mais encouragée par le Docteur, Gwyneth accepte d'aider ceux qu'elle appelle ses anges en ouvrant la fissure. Malheureusement, après qu'elle ait permis aux Gelths de se servir d'elle comme conduit, leurs véritables intentions sont révélées : ils ne sont pas quelques-uns, mais des légions et veulent tuer chaque être humain et occuper cette planète. Ils commencent par Sneed qui meurt puis est réanimé en même temps que d'autres cadavres de la morgue.

Les fantômes attaquent Rose et le Docteur, alors que Charles Dickens prend la fuite. Cependant, il change d'avis lorsqu'à l'extérieur, il voit les Gelths attirés par les lanternes à gaz. Il retourne dans la maison et ouvre toutes les conduites de gaz, dérangeant fortement les plans des Gelths qui sont alors aspirés dans l'atmosphère et quittent ainsi les corps. Gwyneth réalise alors qu'elle doit absolument empêcher cette invasion. Après le départ du Docteur, de Dickens et de Rose, elle craque une allumette, faisant exploser la firme Sneed et Compagnie, et se sacrifiant afin de refermer la fissure et d'empêcher les Gelths d'envahir la planète.

Rose reproche au Docteur d'avoir laissé Gwyneth se sacrifier alors qu'il avait promis de ne pas la laisser tant que sa vie serait en danger, mais il lui explique que Gwyneth était déjà morte, depuis l'instant où elle a laissé venir les Gelths.

Rose se rend compte qu'une simple servante a sauvé la planète, mais que jamais personne n'en saura rien. Dickens accompagne Rose et le Docteur jusqu'au Tardis et l'auteur leur annonce qu'il va rentrer à Londres, se réconcilier avec sa famille et recommencer à écrire, basant son nouveau livre sur cette expérience.

Plus tard, à l'intérieur du vaisseau, le Docteur confie à Rose que l'écrivain ne vivra pas un an de plus et que ses contes verront une fin sans que le monde apprenne l'invasion des fantômes de Cardiff, mais pour ce jour, Charles Dickens est un homme heureux, se baladant dans Cardiff. "Dieu vous bénisse "... "Chacun d'entre vous"...

 

FIN

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE POMPES FUNÈBRES - NUIT

Dans un établissement funéraire, un homme allume une lampe avec une allumette. Il souffle dessus puis la touche pour l’éteindre.

Sneed : Sneed et compagnie vous présentent ses condoléances sincères et dans ce moment de grande affliction.

John Redpath : Grand-mère aura en tout cas bien profité de la vie. Elle était si pleine d’entrain, je ne peux pas qu’elle… qu’elle est morte. C’est étonnant.

Sneed : Étonnant, je ne dirais pas ça, je dirais endormi.

John Redpath :(En regardant vers l’homme.) J’aimerai rester un moment seul.

Sneed : Mais oui, bien entendu. Je serais dans la pièce à côté si jamais vous désirez quoi que ce soit.(Il s’en va.)

Le deuxième homme regarde sa grand-mère, attristé. Le visage de la femme se colore en bleu avant que de l’énergie sorte de son corps et ses yeux s’ouvrent. Elle attrape le cou de son petit-fils pour l’étrangler.

Entrant dans la pièce et voyant la scène, Sneed s’approche de Redpath pour le libérer de l’emprise de la vieille dame puis prend le couvercle du cercueil pour le fermer mais la dame résiste.

Sneed :Gwyneth, descends immédiatement, nous en avons un autre.

Le corps de la vieille dame tape sur le couvercle, faisant tomber monsieur Sneed qui se trouve près du corps de Redpath. Elle tape également sur le côté, faisant tomber l’autre coin du cercueil. Elle se lève et sort dans la rue.

 

EXTÉRIEUR – DANS UNE RUE DE CARDIFFNUIT

La vieille qui est dehors désormais marche sur la neige, s’avance avec du bleu qui entoure son visage puis s’arrête de marcher.

OUVERTURE

INTÉRIEUR - DANS LE TARDIS

Docteur : Tenez celui-là bien baissé.

Rose : Mais je le tiens baissé.

Docteur : Alors tenez les deux baissés.

Rose : Je sais que ça ne fonctionnera pas.

Docteur : Je vous ai promis de voyager dans le temps et on ira dans le temps. Bon, vous avez vu le futur, alors si on allait dans le passé. 1860, ça vous dit ?

Rose : Qu’est-ce qui s’est passé en 1860 ?

Docteur : Je n’en sais rien, on va le découvrir. Tenez-vous bien, c’est parti !

Le TARDIS se trouve dans le tourbillon temporel.

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE POMPES FUNÈBRES - NUIT

Sneed :(Se touchant le front.)Gwyneth, mais où es-tu donc ? Gwyneth. (Elle arrive près de lui.) Où es-tu donc passée, il y a dix minutes que je hurle.

Gwyneth : J’étais à l’écurie, monsieur, j’étrillais Samson avec de la paille.

Sneed :Eh bien, retourne le harnacher immédiatement.

Gwyneth : Mais enfin, pourquoi faire ?

Sneed : Parce que les cadavres ont décidé de ressusciter et la grand-mère de John Redpath est debout sur ses jambes, quelque part au milieu des rues, il faut à tout prix que nous la retrouvions.

Gwyneth : Monsieur Sneed, voyons, ça ne peut plus continuer comme ça, c’est impie.

Sneed : Mais cesse donc de me regarder comme si c’était ma faute. Maintenant suis-moi, dépêchons, elle avait quatre-vingt-dix ans, elle ne doit pas être loin. (Il commence à partir.)

Gwyneth : Mais pour monsieur Redpath, vous vous êtes arrangé avec lui ?

Sneed : Non, elle, elle s’en est chargée.

Gwyneth Qu’est-ce que vous dites ? C’est affreux. Je sais que ce ne sont pas mes affaires et je vous demande de me pardonner d’oser vous parler sans détour, mais il est évident que maintenant ça nous dépasse. Je crois que des événements terribles se produisent sous ce toit, nous devons trouver de l’aide quelque part.

Sneed : Mais bien sûr, je ne demande que ça. Nous en chercherons dès que nous aurons enfermé la vieille dans son cercueil. Maintenant, ma fille, assez tergiversé, allez attelé le cheval, partons à la chasse aux cadavres. (Il s’en va.)

 

EXTÉRIEUR – DANS UNE IMPASSE DANS CARDIFFNUIT

Le TARDIS apparait dans une impasse.

 

INTÉRIEUR - DANS LE TARDISCARDIFFNUIT

Le Docteur et Rose sont au sol en train de rigoler après leur atterrissage.

Rose : Ah, mes côtes.

Docteur : Ça va, rien de cassé ? (Il regarde sur son écran.)

Rose : Non, non, ça va. (Elle se relève.) À première vue. Où sommes-nous, est-ce qu’on a réussi ?

Docteur : J’ai réussi, je mérite une médaille. Naples, 24 décembre 1860.

Rose :(Regardant l’écran.) C’est tellement fantastique et c’est la veille de Noël.

Docteur :(Montrant la porte avec sa main gauche.) Voir Naples et revenir.

Rose : Mais en fait, si on y pense, il n’y a jamais qu’un 1860, ça n’arrive qu’une fois, une fois et quand c’est, c’est fini, on peut se dire qu’on aura plus la chance de le revoir. (Alors que le Docteur sourit.) Sauf vous bien sûr. Vous avez le pouvoir de retourner vivre dans des jours anciens qui sont à des milliers couchers de soleil. Ce n’est pas étonnant que vous couriez toujours.

Docteur :Ce n’est pas désagréable.

Rose : (En souriant.) C’est plus chouette à deux. (Elle s’en va vers la porte.) Allons-y.(Elle se met à courir.)

Docteur : Eh, où est-ce que vous allez comme ça ?

Rose :(En se retournant.) En 1860.

Docteur : Quoi ? Avec ces fringues, vous allez déclencher une émeute. (Il montre un endroit avec sa main.) Il y a une garde-robe au fond, tournez à gauche, à droite, à gauche, tout droit vers l’escalier après les poubelles, cinquième porte, allez, dépêchez-vous. (Rose se met à courir dans le TARDIS.)

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

La voiture s’avance dans les rues de Cardiff à la recherche de la vieille dame.

Sneed : À rien en fond. Où est-elle ?

Gwyneth : Elle s’est évanouie dans l’herbe. Où peut-elle bien être ?

Sneed :(Faisant arrêter la voiture.) C’est ce que je te demande.

Gwyneth : Que voulez-vous dire ?

Sneed : Tu sais bien ce que je veux dire.

Gwyneth : Non, soyez gentil.

Sneed : Utilise les visions.

Gwyneth : Non, c’est défendu.

Sneed : Trouve la vieille lady, sinon, je te mets à la porte. Maintenant, regarde tout au fond de toi. Concentre-toi bien. Où est la vieille lady ? (Gwyneth ferme les yeux et se concentre.)

Gwyneth :(Ouvrant les yeux.) Elle est égarée, elle est si seule. Oh mon Dieu, il y a tellement de choses étranges dans sa tête.

Sneed : Mais où est-elle ?

Gwyneth : Elle était tout excitée, en pensant à cette soirée, depuis plusieurs jours, elle se faisait une joie de le voir.

Sneed : De qui veux-tu parler ?

Gwyneth : Du grand homme, venu spécialement de Londres, le grand, l’unique, le plus grand.

 

INTÉRIEUR – DANS LA LOGE DE CHARLES DICKENSNUIT

Homme : (Tapant à la porte alors que Dickens se concentre.) Monsieur Dickens, monsieur Dickens. (Il ouvre la porte.) Excusez-moi monsieur Dickens, ça va être à vous.(S’avançant vers Dickens.) Est-ce que ça va, monsieur ?

Charles Dickens : Oui, ça va, merci, je suis désolé.

Homme : Il est temps de vous préparer.

Charles Dickens : Ah oui, bien entendu, je vais y aller, en fait j’étais en train de maudire la veille de Noël. Ce n’est pas le bon soir quand on est tout seul.

Homme : Personne ne voyage avec vous, il n’y aucune jeune femme qui vous attends à la sortie ?

Charles Dickens : Je crains que non.

Homme : Il y a la mienne si vous voulez. (Il rigole.)

Charles Dickens : Non, non, je ne ferais jamais ça. En réalité, j’étais disons plutôt mal avisé  dans la conduite de ma vie de famille. Maintenant, grâce au ciel, je suis trop vieux pour créer d’autres problèmes.

Homme : Vous parlez comme si tout ça c’était fini.

Charles Dickens : Non, je n’ai jamais fini. Et je vais, racontant chaque soir, toujours la même histoire. (L’homme regarde l’affiche derrière lui.) Je suis comme un fantôme, condamné à me répéter moi-même jusqu’au fin fond de l’éternité. (Il se lève et semble prendre un verre.)

Homme : Oh, il n’est jamais trop tard, vous pouvez encore trouver d’autres numéros.

Charles Dickens : Eh non, hélas, même mon imagination est en train de s’étioler. (Il se met à boire.) Eh oui, je suis un vieil homme. Peut-être ai-je déjà dit tout ce que j’avais à dire. Seulement voilà, les feux de la rampe m’attirent encore. (Il enlève son peignoir.) Aussi puissant qu’un pipeau céleste.

Homme :(Lui enfilant une veste.) Tenez monsieur.

Charles Dickens :(Enfilant sa veste.)Alors, allons amuser la foule.

 

INTÉRIEUR - DANS LE TARDISCARDIFFNUIT

Le Docteur remonte à l’endroit où il y a des fils et utilise son tournevis sonique dessus. Rose arrive, habillée avec une très jolie robe, sous les yeux éberlués du Docteur.

Docteur : Dites-moi que je rêve.

Rose :(Pointant son doigt vers lui.) Je vous interdis de rire.

Docteur : Vous êtes merveilleuse. (Rose sourit.) En considérant…

Rose :(Pendant que le Docteur retourne à ses occupations.) En considérant quoi ?

Docteur : Que vous êtes humaine.

Rose : Ça doit être un compliment et vous, vous restez comme ça ?

Docteur :J’ai mis un nouveau pull-over. (En se levant.) Allez, on y va.

Rose :(S’avançant.) Non, vous restez là, il n’y a pas de raison que ce soit toujours vous, cette fois, c’est mon tour. (Rose ouvre la porte et voit qu’il neige. Elle laisse une empreinte de pied dans la neige et se met à marcher, suivi du Docteur qui ferme la porte.)

Docteur : Vous êtes toujours tentée ? (Rose sourit et le Docteur tend son bras pour que Rose le prenne.) Alors on y va, à nous l’histoire. (Ils sourient de nouveau et ils s’en vont.)

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE SPECTACLENUIT

La foule applaudit dès l’apparition sur scène de Charles Dickens sauf la grand-mère décédée qui le regarde intensément.

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Homme 1 : Demandez la gazette, les dernières nouvelles de Noël. Demandez la gazette…

 

Le Docteur et Rose marchent en souriant alors qu’un carrosse passe devant eux.

Homme 2 : Commandez votre sapin.

Homme 1 : Demandez la gazette, nouvelles de Noël. Demandez la gazette…

 

Ils se mettent à courir alors que la voiture de Sneed arrive derrière eux.

Gwyneth : Elle est entrée là, monsieur, j’en suis certaine.

Sneed : Allons-y. (Ils descendent de la voiture.)

 

Le Docteur prend le journal de la nuit.

Homme 1 : Merci bien monsieur.

Docteur : Merci beaucoup.

Homme 1 : Et joyeux Noël.

 

Rose et le Docteur s’en vont.

Gwyneth :Oh, je suis gelée, vivement qu’on soit là.

Docteur : J’ai dû faire une petite erreur.

Rose : Ah, ça ne fait rien.

Docteur : On n’est pas en 1860, on est en 69.

Rose : Ça ne fait rien.

Docteur : Et on n’est pas à Naples.

Rose : Mais ça ne fait rien.

Docteur : On est à Cardiff.

Rose :(Étonnée, elle s’arrête de marcher.) Cardiff ? (Elle se remet à marcher.)

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE THÉÂTRENUIT

Charles Dickens : « Nous savons avec certitude qu’il n’y avait rien de particulier qui différencier le heurtoir de la porte de cette maison d’un autre. Mais alors j’aimerai bien que quelqu’un m’explique, s’il le peut, comment il se fait que Scrooge ait introduit sa clé dans la serrure, ait vu devant lui (la femme décédée a un regard menaçant dans le public.)à la place du heurtoir sans qu’il ait subi aucune modification notoire, non pas le heurtoir mais le visage de Marley. (En haussant le ton.)Oui, le visage de Marley qui était là et qui regardait Scrooge, tout comme Marley avait l’habitude de le faire. Il avait l’air d’être... »(Il commence à voir le visage de la femme qui se met en bleu et la fumée semble se dégager d’elle. Dickens a l’air terrifié.) Il avait l’air de, de ce qui est en face de moi. (Le public se tourne vers la dame et prennent peur.) Mais quelle fantasmagorie est-ce cela. Qu’est-ce que ça veut dire. (La femme se lève et de la fumée bleue sort de sa bouche en criant sous les yeux horrifiés des gens.)

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Docteur : (En entendant les cris, il se met à sourire et balance son journal derrière lui.) Tout ce que j’aime, venez.

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE THÉÂTRENUIT

Les gens continuent de crier en tentant d’échapper à la fumée bleue.

Charles Dickens :(En tentant d’éviter la panique.) Je vous en prie, restez assis. C’est sûrement un de ces tours qu’on fait avec une lanterne magique. (Les gens partent et l’ombre bleue a quitté le corps de la dame et vole dans le théâtre.) Il n’y a pas à s’affoler.

Pendant que les gens quittent le théâtre, Sneed et Gwyneth arrivent dans la salle.

Sneed : Laissez-moi passer, excusez-moi monsieur.

Gwyneth :(Montrant du doigt la dame.) Regardez là monsieur, elle est là.

Sneed : Tu crois que je ne la vois pas ?

Tout le monde est parti et l’ombre circule à travers la salle.

Sneed : Mais pour ne pas la voir, il faut être aveugle.

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Toutes les personnes quittent le bâtiment.

Sneed : (Hors cadre.) Écartez-vous, écartez-vous.

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE THÉÂTRENUIT

Femme :(Pendant que l’ombre continue de tourner.) Mais dépêchez-vous. Il faut qu’on sorte d’ici. Qu’est-ce que c’est.

Docteur :(Arrivant sur les lieux, avec Rose derrière lui, ils regardent l’ombre et le Docteur se met à sourire.) C’est fantastique. (Il part alors que Rose reste debout à la regarder. L’ombre finit par sortir entièrement du corps de la femme qui s’écroule.)

Femme : Jésus, Marie.

Docteur :(S’adressant à Charles Dickens.) Vous avez vu d’où ça venait ?

Charles Dickens : Je crois que les farceurs découvrent d’où ils viennent. J’imagine monsieur que vous êtes satisfait du résultat.

Rose :(Voyant Sneed et Gwyneth prendre la vieille dame.) Attendez, laissez-la tranquille. Docteur, je veux les suivre. (Elle s’en va.)

Docteur :(En montant sur la scène.) Soyez prudente. (Il rejoint Charles Dickens.) Est-ce qu’elle a dit quelque chose ? Est-ce qu’elle parle ? Au fait je suis le Doc…

Charles Dickens :Docteur, vous avez plus l’air d’un marin.

Docteur : (Montrant son pull.)Enfin, qu’est-ce qu’il a ce pull.

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Rose :(Rejoignant Gwyneth.) Mais qu’est-ce que vous faites ?

Gwyneth : C’est une tragédie, mademoiselle. Ne vous en faites pas, le maître et moi, on s’en charge. Voyez-vous, la vieille dame a été prise d’une fièvre cérébrale. (Rose tente de regarder dans le corbillard.) On la conduit à l’infirmerie.

Rose :(Regardant le corps de la vieille dame, elle touche son crâne.)Elle est morte, elle est toute froide, qu’est-ce que vous lui avait fait ?

Monsieur Sneed se trouve derrière Rose et attend le bon moment pour lui mettre un chiffon rempli de chloroforme pour le mettre sur son nez et sa bouche. Rose est désormais inconsciente.

Gwyneth : Oh, pourquoi est-ce que vous lui avez fait ça ?

Sneed : Parce qu’elle en savait beaucoup trop. Mettons-la dans le corbillard, aide-moi. (Gwyneth prend les pieds de Rose.)

 

INTÉRIEUR – DANS UNE SALLE DE THÉÂTRENUIT

L’ombre bleue est toujours en train de parcourir la salle alors qu’au premier étage, les gens continuent de crier. Tout le monde s’en va sous les yeux ébahis du Docteur et Charles Dickens.

Docteur :(En souriant.) Du gaz, ils sont faits de gaz. (L’ombre bleue disparaît entièrement dans la lanterne au-dessus de la porte.)

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Gwyneth finit de mettre Rose dans le corbillard. Le Docteur et Charles Dickens sortent du théâtre alors que Gwyneth ferme la porte et se met à courir.

Docteur : Rose !

Charles Dickens :Monsieur, vous ne m’échapperez pas. Que savez-vous au juste de cette fantasmagorie ? (Le Docteur est impuissant en voyant le corbillard partir.) Ce sont des projections sur verre, j’ai compris. Je sais bien qui vous manipule.

Docteur :(Ne s’intéressant pas à Dickens.) Oui, c’est ça mais là j’ai de plus gros soucis. (Trouvant un carrosse stationné, il se met à courir.) Eh, suivez ce corbillard.

Cochet : Je ne peux pas, monsieur, désolé. (Le Docteur monte dans le carrosse.)

Docteur : Pourquoi ça ?

 

INTÉRIEUR – DANS LA VOITURE DE CHARLES DICKENS - NUIT

Charles Dickens : Où vous croyez-vous donc, il a une bonne raison de ne pas vouloir parce que c’est ma voiture.

Docteur : Alors, si c’est ça, venez. (Il prend Dickens par la main et le fait monter.)Uh.

Cochet : Ya, Ya. (La voiture se met en route.)

Docteur : Dépêchez-vous, on va les perdre.

Cochet :(Se tournant vers Dickens.) C’est un ordre, monsieur Dickens ?

Charles Dickens : Non, rien n’est en ordre.

Docteur : (Étonné.) Mais qu’est-ce qu’il a dit ?

Charles Dickens : Attendez, laissez-moi parler, je ne suis pas dépourvu de sens de l’humour mais oui.

Docteur : Charles Dickens ?

Charles Dickens : Oui.

Docteur : Le grand Charles Dickens ?

Cochet :(En se retournant.) Vous voulez que vous en débarrasse, monsieur.

Docteur : Charles Dickens, vous êtes merveilleux. L’écrivain le plus fabuleux que je connaisse. J'ai tout lu, « De grandes espérances », Oh « Oliver Twist ». Et c’est quoi cet autre euh celui avec des fantômes.

Charles Dickens : « Un chant de Noël ».

Docteur : Non, non, non, celui avec des trains. Ah « Le signaleur », c’est terrifiant.

Charles Dickens :(En souriant.) Ah oui.

Docteur : C’est la meilleure nouvelle jamais écrite. Vous êtes un génie.

Cochet : (Se tournant encore derrière lui.) Vous ne voulez vraiment pas que je vous en débarrasse ?

Charles Dickens : Euh non, je crois qu’on va le garder.

Docteur : Honnêtement Charles, je peux vous appeler Charles ? Je suis un de vos fans.

Charles Dickens : Euh vous êtes quoi si j’ai bien compris…

Docteur :Fan, votre fan n°1, c’est moi.

Charles Dickens : Qu’entendez-vous par « fane » ? Pourquoi seriez-vous pour moi une tige de salsifis séchés.

Docteur : « Fan » veut dire « fanatique », « adorateur ». Par contre, je dois dire que ce roman américain, Martin Chuzzlewit, c’est de l’alimentaire ou quoi, ce n’est pas digne de votre immense talent.

Charles Dickens : Je croyais que vous étiez un de mes fans ?

Docteur : Oh, si on ne peut plus faire de critiques, où va-t-on ? Non, la mort du petit Neal, ça me fait tordre de rire. Je vous en prie, oubliez ça. (Il se tourne vers le cochet.)Eh toi, pousse les chevaux ! (Le cochet s’exécute en criant.)

Charles Dickens : Au fait, puis-je savoir qui est dans ce corbillard ? Sans indiscrétion.

Docteur : Mon ami, elle n’a que 19 ans et maintenant par ma faute, elle court un grand danger.

Charles Dickens : Mais enfin pourquoi perdre du temps à parler de vieux livres poussiéreux. C’est bien plus important. Allons cochet, plus vite que ça, la chasse est ouverte.

Cochet : Oui, monsieur.

Docteur : Vous êtes épatant, Charlie.

Charles Dickens : Personne ne m’appelle Charlie.

Docteur : Si, toutes vos conquêtes.

Charles Dickens : Comment savez-vous ça ?

Docteur : Je vous l’ai dit, je suis numéro un.

Charles Dickens : Ah, oui, numéro un de mes fans. (Le Docteur sourit.)

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESNUIT

Sneed et Gwyneth entrent dans la maison alors qu’ils tiennent Rose.

Gwyneth : La pauvre fille est toujours vivante. Qu’allez-vous faire d’elle ?

Sneed : Je n’en sais rien. Je n’ai pas encore eu le temps de réfléchir à la question. (Ils posent Rose sur une table.) Est-ce ma faute si la défunte s’obstine à venir ?

Gwyneth : Mais alors de qui est-ce la faute ? Pourquoi est-ce qu’il faut que ça nous arrive à nous ?

Ils s’en vont tandis que dans une lampe, la flamme se met à bouger.

Sneed : Une fois j’ai fait une faveur. J’ai témoigné que son neveu était un chérubin. Malgré ça, il est allé passer quinze jours en prison. Alors, peut-être bien qu’il nous aura fait un exorcisme au rabais. (Quelqu’un tape à la porte de la maison.) Dis que je suis sorti, qu’on est enfermé, enfin, arrange-toi et débarrasse-nous d’eux. (Il s’en va presque en courant.)

Pendant que Gwynethva à la porte, Rose se réveille avec une mal de tête et encore une ombre qui est sorti d’un corps juste à côté d’elle. Un homme se réveille alors que quelqu’un continue de frapper à la porte. Gwyneth l’ouvre et elle voit Charles Dickens et le Docteur.

Gwyneth : Désolée, messieurs, on n’est fermé.

Charles Dickens : À d’autres. Depuis quand est-ce que les pompes funèbres ont des horaires de fonctionnaires ? La mort, elle fauche à toute heure. Je demande à voir votre maître.

Gwyneth : Il est sorti, je suis désolée. (Elle veut fermer la porte mais Dickens l’ouvre de force.)

Charles Dickens : Arrêtez de mentir, jeune impertinente. Appelez votre maître.

Gwyneth : Je suis vraiment désolée, monsieur Dickens, mais mon maître est indisposé. (Une autre flamme se met à bouger.)

Docteur : Vous avez des problèmes de gaz.

Charles Dickens :(Regardant quelque chose.) Mais c’est encore Shakespeare qui fait des siennes.

Rose est de mieux en mieux réveillée alors que l’ombre bleue sort de la bouche de l’homme décédé. Elle se tourne et prend peur car l’ombre s’est cachée dans le visage de l’homme et que celui-ci s’est mis à vivre.

Rose : Vous êtes sûr que ça va ? (L’homme se lève de son cercueil.) Vous voulez m’effrayer. C’est une plaisanterie. (L’homme sort de son cercueil.) Vous êtes un petit farceur. (S’en allant tandis que l’homme s’approche d’elle.) D’accord, j’ai rien dit. (Elle va vers la porte mais elle est fermée.)

Gwyneth :(Alors que le Docteur entre dans le vestibule et écoute le mur avec son oreille gauche.) Mais monsieur, vous n’avez pas le droit d’entrer sans autorisation.

Docteur :(En mettant son oreille sur le mur.) Il y a quelque chose dans le mur.

Pendant ce temps-là, Rose tente d’échapper à l’homme qui s’est réveillé ainsi que la vieille dame.

Docteur : C’est dans le tuyau de gaz. Il y a quelque chose qui vit dans le gaz.

Rose prend une urne et la jette vers l’homme et tente vainement d’ouvrir la porte fermée.

Rose : Eh, laissez-moi sortir, ouvrez la porte, au secours !

Docteur :(En entendant les cris de Rose.) C’est elle. (Dickens entre dans la mais tandis que la grand-mère et le petit fils s’approchent d’elle.)

Sneed : De qui vous voulez parler…

Docteur : Laissez-moi passer. (Il court vers la porte.)

Sneed : Vous êtes chez moi.

Charles Dickens : Ça, je m’en moque.

Sneed : Vous allez voir ce que ça coûte. (À Gwyneth.) Et toi, tu ne perds pour…

Rose :(Alors que les deux s’approchent dangereusement.) Laissez-moi sortir d’ici, ouvrez la porte, au secours ! (Elle tape du poing sur la porte.) Il y a quelqu’un, vous m’entendez ? Ouvrez, ouvrez la porte. (L’homme met sa main sur le visage de Rose pour qu’elle arrête de crier.)

Le Docteur force la porte et arrive devant les trois personnes devant lui.

Docteur :(Prenant la main de Rose.) J’avais réservé cette danse.

Charles Dickens :(Voyant les deux personnes en vie.) C’est une farce, forcément, nous nous trouvons sous une influence.

Docteur : Non, les morts se sont réveillés. (Il regarde Rose en souriant.) Salut.

Rose : Salut. (Regardant Dickens.) Et qui est votre ami ?

Docteur : C’est Charles Dickens.

Rose :(Surprise.)Ah, ah, d’accord.

Docteur : On m’appelle « le Docteur ». Vous qui êtes-vous et que voulez-vous ?

La grand-mère et le petit-fils : Nous défaillons et mourons à l’instant, vous ouvrez la fissure, piégés dans cette forme, nous sommes en sursis. Vous devez nous aider. (Deux ombres bleues sortent de la bouche des deux personnes et s’en vont dans la lanterne derrière eux. La grand-mère et le petit-fils s’écroulent au sol.)

Rose :(Pendant que Gwyneth met du thé dans les tasses ; en colère.) Tout d’abord vous me droguez, ensuite vous me kidnappez et surtout n’allez pas croire que je n’ai pas senti vos mains s’égarer, espèce de vieux cochon.

Sneed :(Tentant de se défendre.)Je n’accepte pas d’être traité de la sorte.

Rose :(Haussant le ton.)Vous m’avez enfermée avec des zombies et en plus de ça, vous m’avez laissé pour morte, alors j’attends, expliquez-vous.

Sneed : Ce n’était pas de ma faute, c’est cette foutue maison. Voyez-vous, elle a toujours eu la réputation d’être hantée mais je n’ai jamais eu de problèmes jusqu’il y a trois mois. C’est là que les macab… (Il s’arrête de parler. Charles Dickens réfléchit.) Je veux dire les chers disparus, se sont mis tout à coup à s’agiter.

Charles Dickens : Oh, balivernes.

Sneed :(Regardant Dickens.) Vous les avez vus vous-même, c’est impossible de le faire tenir tranquille. Ils déambulent et ça va vous sembler curieux mais s’ils accrochent à ce qu’ils étaient avant de mourir.

Gwyneth :(Apportant une tasse au Docteur.) Tenez, deux sucres comme vous aimez.

Sneed : Écoutez ça, un vieillard qui avait été bedeau avait failli participer à son propre service funéraire, quant à la vieille lady, (il s’adresse à Charles Dickens) elle a été à votre spectacle exactement comme elle l’avait prévu.

Charles Dickens :(N’y croyant pas.) Bouffonnerie, morbide et grotesque.

Docteur : Voyons Charles, vous étiez là.

Charles Dickens : Oui et tout ce que j’ai vu est mensonge et illusion.

Docteur : Si vous niez l’évidence, ne me faites pas perdre mon temps, la ferme. (À Sneed.) Oui mais le gaz.

Sneed : Oh, ça c’est nouveau, jusque-là, je n’avais jamais vu ça.

Docteur : Ça veut dire que ça s’accentue, la fissure s’élargie, et quelque chose si faufile.

Rose : C’est quoi la fissure ?

Docteur : Un point faible dans le temps et l’espace, une connexion placée entre ce lien et un autre. C’est en général la cause des histoires de fantômes.

Sneed : C’est pour ça que j’ai eu la maison à si bas prix, (pendant ce temps, Dickens s’en va)Les histoires se transmettent de génération en génération. Les égouts dans la nuit, les curieuses chansons dans l’air et cette sensation d’avoir sans cesse des ombres au-dessus de nos âmes. Euh, pour parler franchement c’est plutôt bon pour les affaires (le Docteur sourit). C’est ce que les gens attendent les gens attendent d’une entreprise d’aussi sinistre que la mienne.

Charles Dickens va dans un couloir et regarde une bougie allumée et semble écouter quelque chose.

Charles Dickens : Oh non, c’est impossible. (Il s’en va et retourne dans la chambre funéraire, enlève le couvercle du cercueil et voit l’homme endormi et tente de trouver quelque chose et regarde en dessous du cercueil. Le Docteur arrive.)

Docteur : Vous cherchez les ficelles ?

Charles Dickens : Je chercherai plutôt des fils métalliques. Il y a certainement un mécanisme derrière cette escroquerie.

Docteur :(S’avançant vers lui.) Oh, ne faites pas cette tête-là Charles, on est d’accord, je n’aurai jamais dû dire « la ferme ».(Il met sa main sur l’épaule de Dickens.) Je suis désolé mais vous êtes l’un des plus grands esprits du monde. Vous avez vu ces créatures.

Charles Dickens : Non, non, je ne saurais accepter ça.

Docteur : Ah oui, et que fait le corps humain quand il se décompose, il se pétrifie en produisant du gaz. C’est un abri parfait pour ces choses gazeuses. Une fois dedans, ça leur sert de véhicule comme votre cochet avec…

Charles Dickens : (Le coupant.) Je vous en prie, mais enfin, est-il possible que la vision que j’ai eu du monde jusque-là, soit aussi fausse ?

Docteur : Pas fausse, il y a juste à en apprendre davantage.

Charles Dickens : J’ai passé mon temps à fulminer contre les doux rêveurs. Oh, j’adore l’illusion comme tout un chacun, je m’en amuse mais en les laissant pour ce qu’elles sont, des illusions. Le monde réel est différent, c’est tout à fait autre chose, j’ai passé ma vie entière à comprendre avec acharnement l’injustice et à défendre les grandes causes sociales. Une force du bien, voilà ce que j’avais voulu tant aimé d’être. Et maintenant, vous me dites que le monde réel est le royaume des spectres et de je ne sais de quels autres feux follets ou quelqu’un. Ça voudrait dire que j’ai perdu ma brève existence, Docteur. Aurais-je fait tout ça en vain ?

Gwyneth allume une autre lampe avec une allumette et souffle dessus. Rose arrive derrière elle.

Gwyneth : (Voyant Rose ranger.) Je vous en prie, mademoiselle, vous ne devriez pas…

Rose : Je ne suis pas idiote, je suis sûre que Sneed vous exploite.

Gwyneth : (Prenant un bout de tissu.) Donnez ; (en le recevant) merci.

Rose : Combien est-ce qu’il vous paie ?

Gwyneth : Huit livres par an, mademoiselle.

Rose : Huit livres par an ?

Gwyneth : Oui, je sais, déjà avec six livres, j’aurais été bien contente.

Rose : Quand vous étiez enfant, vous avez été à l’école ?

Gwyneth : (Se retournant.) Oh oui, bien sûr, qu’est-ce que vous croyez ? Je ne suis pas une courgandine. Et j’y allais tous les dimanches, c’est comme je vous le dis.

Rose : Une fois par semaine ?

Gwyneth : Mmm, oui, on apprenait à compter. En fait, pour être sincère, je détestais ça plus que tout au monde.

Rose : (En souriant.) Moi aussi.

Gwyneth : Non, c’est vrai ? (Elles rigolent.) Surtout ne le dites pas mais un dimanche, au lieu d’y aller, j’ai été me promener toute seule.

Rose : Je l’avais fait plein de fois aussi. On avait léché les vitrines avec ma copine Shareen, on voyait les garçons sans que nos mères le sachent.

Gwyneth : (Devenant sérieuse.) C’est un sujet que je ne connais pas.

Rose : Voyons, les temps n’ont quand même pas changé à ce point. (Gwyneth dit quelque chose en même temps que Rose.) Je parie que vous avez fait la même chose.

Gwyneth : Oh ça, ça m’étonnerait, mademoiselle.

Rose : Allons Gwyneth, à moi vous pouvez le dire. Il y a bien quelqu’un qui vous a tapé dans l’œil.

Gwyneth : (Arrêtant son activité.) Je pense que oui, il y en a bien un. (Rose sourit, contente de l’entendre.) Le cousin du boucher, tous les mardis il livre la viande. Ah, si vous saviez comment il a un beau sourire.

Rose : (En rigolant.) Oh, j’adore les beaux sourires. On dit toujours « beaux sourires et belles fesses ». (Gwyneth s’arrête de rire.)

Gwyneth : Je n’ai jamais entendu dire ça. (Elles se mettent à rigoler.)

Rose : Vous n’avez qu’à le lui demander. Vous devriez lui offrir une tasse de thé, ça créé des liens.

Gwyneth : Je n’ai jamais rien vu jusqu’ici d’aussi étonnant, mademoiselle. Vous avez les vêtements, (Rose regarde son décolleté.) les bonnes manières, mais quand vous parlez on dirait que vous êtes folle.

Rose : Je le suis peut-être, ou peut-être que c’est une bonne chose. Vous méritez mieux que de vous dévouer à monsieur Sneed.

Gwyneth : Oh, c’est injuste de dire ça, il n’est pas si mal le vieux Sneed. Il a été très gentil avec moi quand il m’a recueillie. Mes parents sont morts de la grippe asiatique, j’avais douze ans.

Rose : Ah, je suis désolée.

Gwyneth : (En souriant.) Je vous remercie. Je sais que j’irais les rejoindre un jour. J’aurais une place au paradis, à côté d’eux. Ça serait une telle bénédiction. Je sais qu’ils m’attendent, peut-être que votre père y est aussi et qu’il vous y attend.

Rose : Ouais, peut-être. (Étonnée.) Oh, euh, qui vous a dit qu’il était mort ?

Gwyneth : (Retournant à ses activités.) Je n’en sais rien, c’est sûrement le Docteur.

Rose : Mon père est mort il y a des années.

Gwyneth : Vous avez pensé à lui dernièrement plus que d’habitude. (N’entend rien.) Je suppose que oui.

Rose : Qu’est-ce qui fait que vous savez tout ça ?

Gwyneth : Monsieur Sneed, lui, dit toujours que je pense trop. Je suis tout le temps seule ici. Je veux bien croire que vous avez une douzaine de servantes. (Elles rigolent de nouveau.)

Rose : Non, d’où je viens, Gwyneth, il n’y a pas de servantes.

Gwyneth : C’est vrai que vous êtes venue d’aussi loin.

Rose : Qu’est-ce qui peut vous faire croire ça ?

Gwyneth : Vous venez de Londres. J’avais déjà vu Londres en gravure mais jamais comme ça. Tous ces hommes pressés qui courent partout, à demi-nus pour notre honte. Et toute cette fureur. Et ces boîtes en métal qui filent comme le vent et ces immenses oiseaux dans le ciel, ils sont en métal eux aussi. Des oiseaux en métal avec plein de gens enfermés dedans, comment peuvent-ils voler ? Et vous, vous avez volé d’encore plus loin. Toutes les choses que vous avez vues, je les vois aussi. Les ténèbres et le grand méchant loup. (Elle recule derrière, apeurée.) Je suis désolée, excusez-moi, mademoiselle.

Rose : Ce n’est rien.

Gwyneth : Je ne peux pas m’en empêcher. Déjà toute petite, ma maman disait que j’avais des visions, elle voulait… (Le Docteur arrive à l’improviste, faisant peur aux jeunes femmes.)

Docteur : Et vous en avez de plus en plus, plus puissantes, c’est bien ça ?

Gwyneth : Oui, tout le temps, monsieur. Toutes les nuits, j’entends des voix dans ma tête.

Docteur : Vous avez grandi au sommet de la fissure, vous êtes une partie d’elle, vous êtes la clé.

Gwyneth : J’ai essayé de comprendre ce que j’avais de différent, j’ai consulté des tas de, de spirites ou encore des spécialistes des tables tournantes.

Docteur : Ça nous sera d’une aide précieuse. Vous allez nous faire voir ce que nous devons faire.

Gwyneth : Ce qu’on doit faire où, monsieur ?

Docteur : Nous allons organiser une séance.

 

Tandis qu’on entend un cheval hennir, la flamme de la lanterne dans la rue se met à s’agiter.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESNUIT

Gwyneth : (Alors qu’ils sont autour d’une table.) C’est comme ça que madame Mortlock appelle ceux du pays des brumes, là-bas à Buttown. Joignons nos mains pour faire passer le fluide.

Charles Dickens : C’est au-dessus de mes forces. (Il s’en va.)

Docteur : Oh, balivernes, ayez l’esprit ouvert.

Charles Dickens : C’est précisément toutes ces sortes de stupides gamineries que je m’efforce de démasquer. Vos séances, comme vous dites, ne sont pas autre chose que des amusements de fête foraine, qu’ils ne sont destinés qu’à berner la foule des ignorants. Cette fille n’y connaît rien.

Docteur : « Évitez de la contrarier ». (En souriant.) J’adore voir les médiums heureux.

Rose : Je n’arrive pas à croire que c’est vous qui dites ça.

Docteur : (À Charles Dickens.) Allez, venez, on pourrait avoir besoin de vous. (Dickens s’assoit.) Et voilà, allez-y Gwyneth, c’est à vous de jouer. (Tout le monde se tient la main pour fermer le cercle.)

Gwyneth : Esprit, êtes-vous là ? Nous entendez-vous ? Esprits, venez et parlez-nous pour que nous puissions soulager votre fardeau. (Elle lève la tête.)

Rose : (Entendant du bruit ; elle s’adresse à Dickens.) Vous entendez ça ?

Charles Dickens : Je suis certain que rien ne se passera. Tout ceci n’est que pure folie.

Rose : Regardez-la.

Gwyneth : Je les vois, ils s’approchent, je les sens. Ils sont là, tout près.

En effet, des ombres bleues arrivent au-dessus d’eux. Ils se mettent à les regarder alors que les ombres tentent de parler.

Rose : Qu’est-ce qu’ils disent ?

Docteur : Ils sont coincés au niveau de la fissure. (Il regarde vers Gwyneth.) Gwyneth, c’est vous qui les contrôler, pas l’inverse. Concentrez-vous bien, faites-les passer à travers.

Gwyneth : Je n’y arrive pas.

Docteur : Si, vous pouvez, il suffit d’y croire. Gwyneth, j’ai confiance en vous. Établissez le lien. (Gwyneth baisse la tête.)

Gwyneth : Oui, ça y est. (Une ombre bleue de forme humaine apparaît derrière Gwyneth. Dickens et Sneed n’en croient pas leurs yeux.)

Sneed : Seigneur Dieu. Les esprits du monde de l’au-delà.

Docteur : Oui, de l’au-delà de l’univers.

Ombres/Gwyneth : Aidez-nous, aidez les Gelths. Il reste si peu de temps, aidez-nous.

Docteur : Que voulez-vous que nous fassions ?

Gelths/Gwyneth  : La fissure. Emmenez la fille à la fissure. Créez le flux.

Docteur : Pourquoi faire ?

Gelths/Gwyneth  : Nous sommes si peu nombreux, les derniers de notre race, nous risquons l’extinction.

Docteur : Que s’est-il passé ?

Gelths/Gwyneth  : Avant, nous avions une forme physique comme vous et il y a eu cette guerre terrible.

Charles Dickens : La guerre ? Quelle guerre ?

Gelths/Gwyneth : La Guerre du Temps. Tout l’univers bouleversé, la Guerre du Temps faisait rage. Invisible pour les petites espèces mais dévastatrices pour les grandes formes. Et nos corps ont perdu de leur substance. Nous sommes piégés dans cette sorte d’état gazeux.

Docteur : Voilà donc pourquoi vous avez besoin de corps.

Gelths/Gwyneth  : Nous voulons garder la tête haute pour sentir le soleil vivre à nouveau. Nous avons besoin d’une forme physique et vous, vous abandonnez vos défunts. Au lieu de les gaspiller, donnez-les-nous.

Rose : On ne peut pas faire ça. Vous vous rendez compte.

Docteur : Pourquoi donc ?

Rose : (Au Docteur.) Ce serait… Selon moi, ce serait…

Docteur : (Finissant la phrase.) Indécent, irrespectueux, alors que ça peut leur sauver la vie.

Gelths/Gwyneth  : Ouvrez la fissure. Laissez passer les Gelths. Venez à notre aide, la mort nous guette. Aimez les Gelths. (Gwyneth s’évanouit sur la table tandis que les Gelths sont partis dans les lampes murales.)

Rose : (Allant vers Gwyneth sous les yeux médusés de Charles Dickens.) Gwyneth.

Charles Dickens : Alors c’est vrai.

Rose : Gwyneth, il est temps de vous réveiller, hein allez Gwyneth.

Charles Dickens : C’était donc vrai. (Le Docteur a un regard dur envers Dickens.)

Rose : (Tandis que Gwyneth a été mise sur le canapé.) Tout va bien, vous avez juste dormi.

Gwyneth : Mais mes anges, mademoiselle, ils ont besoin que je les aide, ils me l’ont dit.

Docteur : Ils ont besoin de vous, Gwyneth, vous êtes leur seule chance de survivre.

Rose : (Haussant le ton envers le Docteur.) Fichez-lui la paix, vous ne voyez donc pas qu’elle est exténuée. Elle ne mène pas le même combat que vous. (Le Docteur se met à souffler alors que Rose donne un verre d’eau à Gwyneth.) Tenez, buvez.

Sneed : Je n’ai pas bien compris ce que vous nous avez dit, Docteur. Qui sont ces êtres ?

Docteur : Des extraterrestres.

Sneed : Des étrangers, quelque chose comme ça ?

Docteur : Plutôt étranger oui. (Il pointe son index vers le haut.) De là-haut.

Sneed : De Brecon ?

Docteur : À côté. Ils ont essayé de passer de Brecon à Cardiff mais les routes sont bloquées. Seuls quelques-uns ont pu passer. (Dickens boit son verre d’alcool.) Mais comme ils sont faibles, ils n’ont pu faire que des essais d’incorporation au corps. Redevenus gazeux, ils se sont cachés dans les tuyaux.

Charles Dickens : Voilà pourquoi ils ont tant besoin de la fille.

Rose : (Se tournant vers Dickens, elle hausse le ton.) Ils ne l’auront pas.

Docteur : (Regardant vers Rose.) Pourtant ça les aiderai. Vivants sur la fissure, elle en fait partie. Elle l’ouvrira, créant un pont pour les laisser passer.

Charles Dickens : Eh nous oui, les fantômes ne sont plus en réalité des fantômes, mais par contre des êtres venus d’ailleurs. Ils n’ont l’unique chance d’exister dans notre royaume et d’habiter des, des cadavres. (Il toussote.)

Docteur : Excellent système, ça peut marcher. (Rose se retourne vers le Docteur.)

Rose : (En se levant.) Quoi, vous n’allez quand même pas laisser faire ça, c’est impossible.

Docteur : Pourquoi ? Ce serait comme du recyclage.

Rose : Vous êtes sérieux ou quoi ?

Docteur : Quelle question ! Oui, je suis sérieux !

Rose : Mais enfin, c’est mal. Avant de mourir, c’étaient des personnes vivantes et même mortes, on doit les respecter.

Docteur : Est-ce que vous avez une carte de donneur ?

Rose : C’est différent.

Docteur : Oui, c’est différent, c’est une moralité différente. Il faut vous y faire ou rentrez chez vous. (N’entendant pas de réponse.) Vous avez entendu, le temps presse, alors je ne vais pas me soucier de quelques cadavres, quand le dernier des Gelths peut mourir.

Rose : Je refuse qu’ils utilisent Gwyneth.

Gwyneth : Puis-je dire quelque chose, mademoiselle ?

Rose : (Se retournant vers Gwyneth.) Oui euh, non. Pour ça, il faudrait que vous compreniez ce qui se passe.

Gwyneth : Je savais d’avance la réponse et je vois très bien que dans votre tête, vous croyez que je suis stupide.

Rose : Ce n’est pas vrai.

Gwyneth : Je sais ce que je dis. Il est possible que les choses soient différentes là d’où vous venez, mais moi, je n’ai pas le même état d’esprit. Et les anges veulent que je les aide. (Au Docteur.) Docteur, qu’est-ce que je dois faire ?

Docteur : Vous n’avez rien à faire du tout.

Gwyneth : Ils n’ont jamais cessé de me chanter des chansons. Je savais que c’était ma mère qui les envoyait en mission sacrée. Alors dites-moi.

Docteur : (En souriant.) Nous devons trouver la fissure. (Il s’en va vers la table où sont installés Sneed et Dickens.) Cette maison est sur un point faible, il doit y avoir un point plus faible que les autres. (À Sneed.) Monsieur Sneed, quel est le point le plus faible dans cette maison ? La pièce où le plus de fantômes ont été vus.

Sneed : Certainement… la, la morgue.

Rose : Ça aurait été trop beau que ce soit sous la terrasse.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESDANS LA MORGUENUIT

Des cadavres sont enveloppés dans la salle de la morgue. Tout le monde entre dans la pièce.

Docteur : (Regardant autour de la pièce.) On ne peut pas dire que ce soit très gai.

Rose : En fait, Docteur, les Gelths ne réussiront pas parce que je sais d’avance qu’ils n’y arriveront pas. Ce qui est sûr, c’est que les cadavres ne se promenaient pas en 1869.

Docteur : Le temps est un flux qui change toutes les secondes et votre monde douillé pourrait être réécrit comme ça. (Il clape avec ses doigts.) Rappelez-vous que rien n’est assuré.

Charles Dickens : Docteur, on dirait que cette pièce est en train de se refroidir.

Rose : (Commençant à voir les Gelths.) Ils arrivent.

Gelth : Vous êtes venus pour nous aider ? Bénit que soit le Docteur, bénit soit Gwyneth.

Rose : Ne lui faites pas de mal, jurez-le.

Gelth : Dépêchez-vous, je vous en prie, il nous reste peu de temps, ayez pitié des Gelths.

Docteur : (S’avançant vers le Gelth.) Dès que nous aurons terminé le transfert, je vous conduirai quelque part où vous vous construirez un corps approprié. Ceci n’étant pas une solution définitive.

Gwyneth : Mes chers anges, grâce à moi, ils vont vivre.

Docteur : Allons-y, où se trouve le point faible ?

Gelth : Ici, juste sous la voute.

Gwyneth : (En se mettant à la position indiquée.) Juste sous la voute.

Rose : Gwyneth, rien ne vous force à le faire.

Gwyneth : (Mettant ses mains sur les joues de Rose.) Mes chers anges.

Gelths : (Alors que Rose recule.) Établissez le pont, jetez-le sur le vide, faites-nous passer.

Gwyneth : Ça y est, maintenant, je peux vous voir. Je peux enfin vous voir. Venez.

Gelth : Établissement du pont.

Gwyneth : Venez à moi. Venez dans ce monde, pauvres âmes égarées.

Gelth : Transfert commencé, le pont est établi. (Alors que Gwyneth ouvre la bouche, faisant passer les ombres qui circulent dans la pièce.) Elle s’est donnée elle-même, les Gleiths.

Charles Dickens : Ils sont nombreux, semble-t-il.

Gelth : Venons à couvert, nous descendons. (Le Gelth se transforme en une ombre de feu.

Inconnu : (Avec une voix rauque.) Les Gelths ont maintenant débarqué en force.

Charles Dickens : Mais pourtant, je suis sûr que vous aviez dit que vous n’étiez qu’un tout petit nombre.

Inconnu : Quelques milliards qui recherchent un cadavre à nourrir. (Les Gelths prennent possession des cadavres dans la pièce et ils se réveillent.)

Sneed : Ça suffit, Gwyneth. Je te demande d’arrêter tout de suite, écoute ton maître. Tout cela a été suffisamment loin, cesse donc cette comédie. Laisse tout ça tranquille, c’est ton maître qui te le demande.

Rose : (Alors qu’un cadavre s’en prend à Sneed en le prenant par le cou.) Monsieur Sneed, attention.

Le cadavre tue Sneed et toute l’énergie est transférée dans son corps. Il se relève et a les yeux devenus blanc-noir.

Docteur : Je crois qu’on est en train de perdre le contrôle.

Inconnu/Sneed : J’ai rejoint la légion sacrée des Gelths. Humains, marchez avec nous.

Charles Dickens : Non, Seigneur, c’est trop.

Inconnu/Sneed : (Se relevant.) Nous avons besoin de corps. Mourrez tous, tant que vous êtes. (Pendant qu’il avance vers le Docteur et Rose.) La race humaine doit mourir. (À Gwyneth.) Stoppez-les, renvoyez-les d’où ils viennent. Trois nouveaux corps, convertissez-les, fais-en des vaisseaux.

Charles Dickens : (Apeuré.) Non, décidément, je ne peux pas. Je suis désolé. Votre nouveau monde c’est, c’est vraiment trop pour moi.

Les cadavres s’avancent tous vers le Docteur et Rose, qui se cachent dans une pièce en fermant la grille.

Docteur : Abritons-nous là.

Charles Dickens : Si vous saviez comme… (Il se fait attaquer par une ombre et s’en va.)

Cadavres/Gelths : Venez, offrez-vous à la gloire. Sacrifiez vos vies aux Gelths.

Docteur : Je vous ai fait confiance, j’ai eu pitié de vous.

Cadavres/Gelths : Nous ne voulons pas de votre pitié. Nous voulons ce monde et toute sa chair.

Docteur : Non, pas tant que je serais vivant.

Cadavres/Gelths : Alors, vous ne vivrez pas.

Charles Dickens arrive à sortir, soulagé, mais un autre Gelth parvient à sortir également puis le suit. Dickens se met à courir.

Rose : (Les Gelths tentent de les attraper mais n’y arrivent pas.) Je ne peux pas mourir, de toute façon. Vous deviez bien le savoir, vous. Je ne suis même pas encore née donc, comment est-ce que je peux mourir avant ? (Le Docteur regarde vers Rose.) Je n’ai pas raison ?

Docteur : Je suis désolé.

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Charles Dickens est pourchassé par un Gelth qui se fait piéger par une lanterne.

Gelth : Défaillance, atmosphère hostile.

Charles Dickens : (Ayant trouvé la solution.) Le gaz, c’est ça, le gaz. J’y retourne.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESDANS LA MORGUENUIT

Rose : Je ne peux pas mourir aujourd’hui alors que je sais que je serais vivante dans cent trente-six ans.

Docteur : Le temps n’est pas une ligne droite, il se distord parfois sur d’autres formes. Rien n’empêche que vous mouriez au XIXème siècle, en étant né au XXème, c’est ma faute. Je vous ai amenée ici.

Rose : Non, ce n’est pas votre faute. J’ai été d’accord pour venir.

Docteur : C’est quand même stupide, j’ai été témoin de la chute de Troie, de la 5ème Guerre mondiale, j’ai jeté les boîtes de thé à la mer lors de la révolte de Boston. Et je vais crever dans un cachot et à Cardiff.

Rose : Et encore, si ce n’était que ça. Le pire, c’est que l’on va devenir l’un d’eux.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESNUIT

Charles Dickens rentre dans la maison et se met à éteindre toutes les lampes à gaz. Il se protège avec un mouchoir pour éviter de s’évanouir.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESDANS LA MORGUENUIT

Rose : On se battra jusqu’au bout, d’accord ?

Docteur : D’accord.

Rose : Tous les deux.

Docteur : Ouais. (Ils se prennent par la main.) Je suis si heureux de vous avoir rencontrée.

Rose : Moi aussi, Docteur. (Ils se mettent à sourire.)

Charles Dickens : (Arrivant en courant dans la morgue.) Docteur, Docteur, vite, éteignez les lampes et rouvrez le gaz. Nous allons remplir la pièce entière avec du gaz.

Docteur : Mais qu’est-ce que vous faites ?

Charles Dickens : Je vais rouvrir le gaz de façon à ce qu’il envahisse toute la pièce.

Docteur : Brillante idée, du gaz.

Rose : Mais, mais, maintenant c’est nous qui allons mourir asphyxiés.

Charles Dickens : (En ouvrant le gaz, il regarde vers le Docteur.) Je ne me trompe pas, Docteur ? Vous avez bien dit que ces créatures étaient bien gazeuses. (Il remet son mouchoir sur sa bouche.)

Docteur : En remplissant la pièce de gaz, on va les obliger à sortir de leurs hôtes, comme ça ils seront aspirés par l’air, comme on aspire le poison d’une plaie.

Charles Dickens : (Voyant les cadavres arriver vers lui.) Euh, j’espère. Oh Seigneur, j’espère que cette théorie sera bientôt valide, si ce n’est, si ce n’est immédiatement.

Docteur : Préparez-vous, j’ouvre les vannes.

Dans le cachot, il ouvre une vanne pour faire sortir le gaz. Les Gelths sortent du corps de leurs hôtes en criant.

Charles Dickens : Ah, ça a marché.

Puis le Docteur et Rose sortent de la pièce pour rejoindre Gwyneth.

Docteur : Gwyneth, se sont des menteurs, pas des anges, renvoyez-les.

Gwyneth : Des menteurs ?

Docteur : Regardez-les. Si vos parents nous voient de là où ils sont, je suis sûr qu’ils vous diraient la même chose. Ils vous donneraient la force, alors, renvoyez-les.

Rose : (Sa main devant sa bouche.) Je ne peux plus respirer.

Docteur : (À Dickens pour Rose.) Charles, emmenez-la dehors.

Rose : Non, je ne peux pas la laisser.

Gwyneth : Ils sont trop forts.

Docteur : Rappelez-vous le monde de vos visions, le monde de Rose, il sera dépeuplé, il n’y aura aucun survivant sauf si vous les renvoyez à travers la fissure.

Gwyneth : Trop tard, je ne peux plus les renvoyer. Mais je peux les retenir, les enfermer avec moi dans cette pièce pour toujours. Allez-vous-en. (Elle prend une boîte d’allumettes de sa poche.)

Rose : Non, Gwyneth, non. (Le Docteur l’a retient.)

Gwyneth : Quittez cette pièce.

Docteur : (À Rose.) Allez maintenant, Rose, sortez. Je ne la laisserai pas tant qu’elle sera en danger. Vite, filez. (Rose se met à courir pour sortir de la pièce ; à Gwyneth à propos de la boîte d’allumettes.) Vite, donnez-la-moi. (Il comprend que ça va être compliqué.)

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESNUIT

Dickens et Rose tentent de partir de la maison.

Charles Dickens : (En courant avec Rose et il tousse.) Par là.

 

INTÉRIEUR – DANS LES POMPES FUNÈBRESDANS LA MORGUENUIT

Le Docteur touche le visage de Gwyneth.

Docteur : Je suis désolé. (Il lui fait une bise sur son front.) Merci Gwyneth.

 

EXTÉRIEUR – DANS LA RUE PRÈS DE LA MAISON - NUIT

Il se met à courir, laissant Gwyneth toute seule. Elle ouvre la boîte et prend une allumette. Le Docteur sort de la maison in extremis car Gwyneth a craqué l’allumette, faisant exploser toute la maison qui se trouve en feu. Les morceaux des fenêtres atterrissent près de Dickens, Rose et le Docteur. Rose le regarde méchamment et on voit aux yeux du Docteur qu’il se sent responsable.

Rose : Elle n’a pas voulu ?

Docteur : Je n’ai rien pu faire. Elle a refermé la fissure.

Charles Dickens : Oui, mais à quel prix. La malheureuse enfant.

Docteur : Je vous jure que j’ai essayé mais elle était déjà morte. Elle l’était depuis au moins cinq minutes.

Rose : Que voulez-vous dire ?

Docteur : Je crois qu’elle est morte dès le moment où elle est allée sous la voûte.

Rose : Mais il y a quelque chose que je n’arrive pas à saisir. Elle nous a parlés, elle nous a sauvés. Comment une morte peut-elle faire ça ?

Charles Dickens : « Il y a bien plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, qu’on ne peut en rêver dans votre philosophie. » Ça vaut aussi pour nous, Docteur.

Rose : Elle a sauvé le monde. Une simple servante, personne ne le saura. (Tous les trois regardent vers le ciel.)

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Le Docteur se trouve devant le TARDIS.

Docteur : Tenez c’est là, Charlie, mon vieux, je n’ai qu’à rentrer dans ma… suite. Ça ne sera pas long. (Il ouvre la porte du TARDIS.)

Rose : (À Dickens.) Maintenant, qu’allez-vous faire ?

Charles Dickens : Je prends immédiatement le coche pour rentrer à Londres parce que j’en ai terminé avec les errances. Il n’est plus temps pour moi d’être seul. Je compte passer un merveilleux Noël avec ma famille après avoir fait amende honorable. Ce que je viens d’apprendre ce soir, me dit qu’il n’y a rien de plus vital.

Docteur : Ah, vous avez repris espoir.

Charles Dickens : Oui, démesurément. (Ils se mettent à rigoler.) Ce matin, j’étais persuadé de tout connaître, ce soir, je sens que j’ai tout à découvrir comme je songe à toutes ces perspectives que vous m’avez permis d’entrevoir. Je me sens inspiré, il faut que j’écrive un livre.

Rose : Est-ce que c’est sage, ça ?

Charles Dickens : Ah, je compte commencer en douceur. « Le mystère d’Edwin Drood ». Je dois encore réfléchir à la fin. Peut-être que l’assassin n’était pas l’oncle du pauvre garçon. Peut-être même était-ce quelqu’un venu d’ailleurs. « Le Mystère d’Edwin Drood et les esprits élémentaires bleus ». Je vais propager la parole et révéler enfin la vérité.

Docteur : (En souriant.) Euh, je vous souhaite du courage, j’ai été ravi de vous connaître. (Le Docteur et Rose sourient.)

Rose : (Serrant la main de Dickens.) Eh bien au revoir, et encore merci. (Elle lui fait un bisou sur la joue alors que le Docteur ouvre la porte du TARDIS.)

Charles Dickens : Oh ma chère, comme c’est moderne. (Rose sourit.) Merci mais je ne comprends pas, ce que veut dire au juste cet « au revoir » ? Où allez-vous comme ça ?

Docteur : Vous allez voir quand je serai dedans.

Charles Dickens : Ma parole, Docteur, vous avez le don d’enchaîner les énigmes mais après toutes ces révélations, il reste un mystère que vous ne m’avez toujours pas expliqué. Dites-moi, qui êtes-vous ?

Docteur : Un ami qui passait dans le coin. (Il sourit.)

Charles Dickens : Mais vous avez une telle connaissance des temps futurs. Sans vouloir être importun, je voudrais encore vous poser une question : est-ce que mes livres, Docteur, seront lus longtemps ?

Docteur : (Souriant de nouveau.) Ah, oh, ça oui.

Charles Dickens : Jusqu’à quand ?

Docteur : La fin des temps. (Après une pause.) Bon, il faut y aller. Venez Rose.

Charles Dickens : Mais vous deux, dans cette petite boîte ?

Docteur : (Entrant dans le TARDIS.) Petit curieux. À un de ces jours. (Ils y entrent tous les deux.)

 

INTÉRIEUR – DANS LE TARDISNUIT

Rose : Mais ça va changer l’Histoire s’il écrit sur les esprits bleus.

Docteur : Huit jours et on sera en 1870, l’année de sa mort et il n’écrira jamais la fin de son histoire.

Rose : (Regardant l’écran où se trouve Dickens à l’extérieur.) Oh non, il était tellement charmant.

Docteur : Mais il était déjà mort dans votre temps nous l’avons ramené à la vie. Et maintenant, il est plus vivant que jamais notre cher ami Charlie. (Ils sourient.) On va lui faire une dernière surprise. (Il appuie sur un bouton pour faire partir le TARDIS sous les yeux ébahis de Dickens.)

 

EXTÉRIEUR – DANS LES RUES DE CARDIFFNUIT

Le TARDIS s’en va alors qu’il se met à neiger. Dickens se met à rire et rejoint le centre de Cardiff.

Inconnu : Joyeux Noël, monsieur.

Charles Dickens : Joyeux Noël à vous. Dieu nous bénisse tous. Tous sans distinction.

PROCHAINEMENT

 On voit un vaisseau spatial percuter Big Ben puis dans la Tamise. Il y a les informations qui passent pour parler de cet incident. L’armée arrive vers le Docteur, Mickey et Rose pour leur dire qu’ils sont en état d’arrestation. Dans le TARDIS, ils évoquent l’invasion et le monde se trouve en alerte rouge. Un général de l’armée britannique discute avec d’autres personnes. Une femme et un homme ouvre leur crâne grâce à une fermeture éclair invisible. Le Docteur se trouve avec les militaires qui le suivent. Une femme semble choqué par ce qu’elle voit, elle s’est cachée entre deux armoires.

Script VO épisode 103 "The unquiet dead"

 

INT. CHAPEL OF REST

Mister Sneed crosses a room where a woman lies dead in her coffin and a man stands over her. The man's name is Redpath. Sneed lights a gas lamp. He walks to the mans side.

SNEED : Sneed and Company offer their sincerest condolences, sir. In this most trying hour.

REDPATH : Grandmamma had a good innings, Mr. Sneed. She was so full of life. I can't believe she's gone.

SNEED : Not gone, Mr. Redpath, sir. Merely sleeping.

A short silence.

REDPATH : May I have a moment ?

SNEED : Yes, of course. I shall be in the next room, should you require anything.

He leaves Redpath alone with his Grandmother. Redpath, with his head bowed in grief, does not notice the gas enter her dead body and her eyes snap open. She suddenly grabs Redpath by the neck and throttles him. Mister Sneed bursts back into the room upon hearing the commotion.

SNEED : Oh, no.

The old woman twists her grandson's neck around and he falls to the floor. Redpath tries to wrestle the lid back on the coffin.

SNEED (CONT'D) : Gwyneth ! Get down here now ! We've got another one !

He is not strong enough to get the lid back on the coffin and the old woman kicks the side off.

EXT. SNEED AND COMPANY, STREET

Mrs Pearce walks from the house, wailing.

 

OPENING CREDITS

INT. TARDIS

Inside the TARDIS, it is mayhem. The whole ship is shaking and alarm is going off.

THE DOCTOR : Hold that one down !

ROSE : I'm HOLDING this one down !

THE DOCTOR : Well, hold them BOTH down !

ROSE : It's not going to work !

THE DOCTOR : Oi ! I promised you a time machine and that's what you're getting. Now, you've seen the future, let's have a look at the past. 1860. How does 1860 sound ?

ROSE : What happened in 1860 ?

THE DOCTOR : I don't know, let's find out. Hold on, here we go !

The TARDIS screeches through the time vortex.

INT. SNEED'S KITCHEN

Mr. Sneed is dabbing at his forehead.

SNEED : Gwyneth ! Where are you, girl ? Gwyneth ! (Gwyneth appears). Where've you been ? I was shouting !

GWYNETH : I've been in the stables, sir, bringing the ice for old Sampson.

SNEED : Well, get back in there and harness him up.

GWYNETH : Whatever for, sir ?

SNEED : The stiffs are getting lively again. Mr. Redpath's grandmother, she's up and on her feet and out there somewhere, on the streets ! We've got to find her !

GWYNETH : Mr. Sneed, for shame ! How many more times ? It's ungodly !

SNEED : Don't look at me like it's my fault ! Now come on, hurry up ! She was 86. She can't have got far.

GWYNETH : What about Mr. Redpath ? Did you deal with him ?

SNEED : No. She did.

GWYNETH : That's awful, sir. I know it's not my place, and please, forgive me for talking out of turn, sir. But this is getting beyond, now. (Sneed nods). Something terrible is happening in this house, and we've got to get help.

SNEED : And we will ! As soon as we get that dead old woman locked up and safe and sound. Now stop prevaricating girl, get the hearse ready. We're going body snatching.

EXT. STREET AND ALLEYWAY

The TARDIS materializes on a deserted street. Snow is falling.

INT. TARDIS

The controls are steaming and both the Doctor and Rose are lying on the floor laughing. They get up.

ROSE : Blimey !

THE DOCTOR : You're telling me ! Are you alright ?

ROSE : Yeah. I think so ! Nothing broken... did we make it ? Where are we ?

THE DOCTOR (studying the screen) : I did it ! Give the man a medal. Earth, Naples, December 24th, 1860.

ROSE : That's so weird... it's Christmas.

The Doctor gestures towards the door.

THE DOCTOR : All yours.

ROSE : But, it's like... think about it, though. Christmas. 1860. Happens once. Just once, and it's gone. It's finished. It'll never happen again. Except for you. (Studies him intently). You can go back and see days that are dead and gone and a hundred thousand sunsets ago... no wonder you never stay still...

THE DOCTOR : Not a bad life.

ROSE : Better with two.

They grin at each other for a few moments. Then Rose slaps his bum and dashes towards the door.

ROSE (CONT'D) : Come on then !

THE DOCTOR : Oi, oi, oi ! Where do you think you're going ?!

ROSE : 1860 !

THE DOCTOR : Go out there dressed like that, you'll start a riot, Barbarella ! There's a wardrobe through there. First left, second right, third on the left, go straight ahead, under the stairs, past the bins, it's the fifth door on your left. Hurry up !

Rose rushes off to get changed. The Doctor grins after her.

EXT. STREET

Sneed and Gwyneth are driving through the streets looking for the old woman.

SNEED : Not a sign. Where is she ?

GWYNETH : She's vanished into the ether sir, where can she be ?

Sneed stops the hearse and looks at Gwyneth.

SNEED : You tell me, girl.

GWYNETH : What do you mean ?

SNEED : Gwyneth, you know full well.

GWYNETH : No, sir. I can't.

SNEED : Use the sight.

GWYNETH : It's not right, sir.

SNEED : Find the old lady. Or you're dismissed.

Gwyneth looks anxious.

SNEED (CONT'D) : Now, look inside, girl. Look deep. Where is she ?

Gwyneth closes her eyes.

GWYNETH : She's lost, sir. She's so alone. Oh, my lord. So many strange things in her head.

SNEED : But where ?

GWYNETH : She's excited. About tonight. Before she passed on, she was going to see him.

SNEED : Who's "him" ?

GWYNETH : A great man. All the way from London. The great, great man.

INT. DRESSING ROOM

There is a knocking at a door. An old man - Charles Dickens is kneading his forehead inside the room.

STAGE MANAGER : Mr. Dickens ! Mr. Dickens ! Excuse me, sir, Mr. Dickens, this is your call.

Mr. Dickens does not respond. The stage manager comes into the room.

STAGE MANAGER : Are you quite well, sir ?

DICKENS : Splendid, splendid. Sorry.

STAGE MANAGER : Time you were on, Sir.

DICKENS : Absolutely. I was just...brooding. (Stage manager throws him questioning look). Christmas Eve. Not the best of times to be alone.

STAGE MANAGER : Did no one travel with you, sir ? An old lady wife waiting out front ?

DICKENS : I'm afraid not.

STAGE MANAGER (laughs) : You can have mine if you want.

DICKENS : Oh, I wouldn't dare. I've been rather, let's say, clumsy, with family matters. By God, I'm too old to cause any more trouble.

STAGE MANAGER : You speak as though it's all over, sir !

DICKENS : Oh, no, it's never over. On and on I go. The same old show.

They look at the poster announcing his show.

DICKENS : I'm like a ghost, condemned to repeat myself... (Stands) ... for all eternity.

STAGE MANAGER : It's never too late, sir. You could always think up some new turns.

DICKENS : No, I can't. Even my imagination grows stale. (Takes long swig of drink). I'm an old man. Perhaps I've thought everything I'll ever think. Still ! The lure of the lime-light ! As potent as a pipe what, eh ? (Stage manager helps him change his jacket). On with the show.

INT. TARDIS

In the TARDIS, the Doctor is doing some more unnecessary repair work. Rose swans in and he turns off his sonic screwdriver and looks at her in surprise.

THE DOCTOR : Blimey !

ROSE : Don't laugh !

THE DOCTOR : You look beautiful !

Rose stops laughing and smiles instead. There is a pause and the Doctor looks away awkwardly.

THE DOCTOR (CONT'D) : ...considering.

He turns on his screwdriver again.

ROSE : Considering what ?

THE DOCTOR : That you're human !

ROSE (amused) : I think that's a compliment... Aren't you going to change ?

THE DOCTOR : I've changed my jumper ! Come on !

He jumps out of the space beneath the controls.

ROSE : You, stay there ! You've done this before. This is mine !

She hurries towards the door and opens it.

EXT. STREET AND ALLEYWAY

Rose looks out onto the 1860 street. She makes one footprint in the untouched snow then withdraws her foot again. Then she steps out altogether. The Doctor follows her.

THE DOCTOR : Ready for this ?

She smiles and he offers her his arm. She takes it.

THE DOCTOR (CONT'D) : Here we go. History !

They walk off together.

INT. THEATRE

The curtains open for Dickens' show. The audience applaud. The dead old woman is sitting slap bang in the middle of them.

EXT. CARDIFF SQUARE

The Doctor and Rose walk down the street, observing everything. Rose in amazement, the Doctor with his usual grin on his face. He walks in another direction and Rose follows. There are carol singers in the background.

EXT. CARDIFF SQUARE

Sneed and Gwyneth arrive at the theatre.

GWYNETH : She's in there, sir, I'm certain of it.

They alight from the hearse.

EXT. CARDIFF SQUARE

Not far away, the Doctor is buying a newspaper. He unfolds it and scans it.

THE DOCTOR : I got the flight a bit wrong.

ROSE : I don't care.

THE DOCTOR : It's not 1860, it's 1869.

ROSE : I don't care !

THE DOCTOR : And it's not Naples.

ROSE : I don't care.

THE DOCTOR : It's Cardiff.

ROSE (pauses) : Right...

INT. THEATRE

Dickens is talking to a rapt audience.

DICKENS : Now, it is a fact, that there was nothing particular about the knocker on the door of this house. But let any man explain to me if he can, how it happened, that Scrooge, having his key in the lock of the door, saw in the knocker, without it's undergoing any intermediate process of change, not a knocker - but Marley's face. (Audience gasp). Marley's face ! It looked at Scrooge as Marley used to look. It looked like...

The gas is escaping from the old woman. Dickens, seeing as how he is the only one facing the audience, is the only one to notice.

DICKENS (CONT'D) : Oh, my lord ! It looked... like that ! (Points a trembling finger at the old woman). What phantasmagoria is this ?

The woman has risen in her seat. She lets out a long, loud wail. The audience scream and trample each other in their hurry to get away.

EXT. CARDIFF SQUARE

The Doctor and Rose hear the screaming. The Doctor grins.

THE DOCTOR : That's more like it !

He tosses the newspaper over his shoulder and runs in the direction of the screaming. Rose follows.

INT. THEATRE

Dickens is desperately trying to get his audience to sit down again.

DICKENS : Stay in your seats, I beg you. It is a lantern show, it's trickery.

Sneed and Gwyneth are struggling against the crowds to enter.

GWYNETH : There she is, sir !

SNEED : I can see that !

The gas zooms around the room.

SNEED (CONT'D) : The whole bloomin' world can see that !

The Doctor and Rose enter. They watch the gas zoom around.

THE DOCTOR : Fantastic.

The last of the gas leaves the old woman's mouth and she slumps back in the chair, just a dead body once more. The Doctor approaches Mr. Dickens.

THE DOCTOR (CONT'D) : Did you see where it came from ?

DICKENS : Ah. The wag reveals himself, does he ? I trust you're satisfied, sir !

The Doctor looks slightly taken aback.

ROSE : Oi ! Leave her alone !

Sneed and Gwyneth are making off with the old woman's body.

ROSE (CONT'D) : Doctor, I'll get 'em !

THE DOCTOR : Be careful ! (Jumps onto stage). Did it say anything ? Could it speak ? I'm The Doctor, by the way.

DICKENS : Doctor ? You look more like a navy.

THE DOCTOR (indignantly) : What's wrong with this jumper ?

EXT. CARDIFF SQUARE

Gwyneth and Sneed have successfully loaded the body into the back of the hearse. Rose catches up with them.

ROSE : What're you doing ?!

GWYNETH : Oh, it's such a tragedy, miss. Don't worry yourself, me and the master will deal with it. (Tries to bar Rose from seeing inside the hearse) . The fact is, this poor lady's been taken with the brain fever and we have to get her to the infirmary.

Rose pushes Gwyneth aside and feels the old woman's forehead.

ROSE : She's cold... She's dead ! My God, what did you do to her ?

Sneed approaches her silently from behind and clamps a tissue full of a drug, probably chloroform, to her mouth. She struggles for a few seconds and then goes limp.

GWYNETH (shocked) : What did you do that for ?

SNEED : She's seen too much. Get her in the hearse !

Gwyneth bends down to pick up Rose's legs.

INT. THEATRE

The blue gas is still zooming around inside. It dives into one of the gas lamps and disappears.

THE DOCTOR : Gas ! It's made of gas !

EXT. CARDIFF SQUARE

By the time the Doctor comes down the steps of the theatre, Gwyneth has just finished pushing Rose's head out of sight into the hearse. She slams the door shut.

THE DOCTOR : Rose !

He runs towards the hearse.

DICKENS : You're not escaping me, sir ! What do you know about that hobgoblin, hm ?

The hearse drives away. The Doctor stares after it.

DICKENS : Projection on glass, I suppose. Who put you up to it ?

THE DOCTOR : Yeah, mate. Not now, thanks.

The Doctor spots a coach and runs towards it, shouting to the driver.

THE DOCTOR (CONT'D) : Oi, you ! Follow that hearse !

He jumps into the coach.

DICKENS : You can't do that, sir !

THE DOCTOR : Why not ?

DICKENS : Why not ?! I'll give you a very good reason why not ! This is my coach !

THE DOCTOR : Well, get in then ! (Pulls Dickens in. To the driver-). Move !

The coach rumbles off.

DRIVER : Everything in order, Mr. Dickens ?

DICKENS : No ! It is not !

THE DOCTOR : What did he say ?

DICKENS : Let me say this first. I'm not without a sense of humour...

THE DOCTOR : Dickens ?

DICKENS : Yes.

THE DOCTOR : Charles Dickens ?

DICKENS : Yes.

THE DOCTOR : THE Charles Dickens ?

DRIVER : Shall I remove the gentleman, sir ?

THE DOCTOR : Charles Dickens ! You're brilliant, you are ! Completely 100% brilliant ! I've read 'em all ! Great Expectations, Oliver Twist and what's the other one, the one with the ghost ?

DICKENS : A Christmas Carol ?

THE DOCTOR
No, no, no, the one with the trains... The Signal Man, that's it, terrifying ! (Dickens looks pleased). The best short story ever written ! You're a genius !

DRIVER : You want me to get rid of him, sir ?

DICKENS : Er, no, I think he can stay.

THE DOCTOR : Honestly, Charles, can I call you Charles ? I'm such a big fan.

DICKENS : ...what ? A what ?

THE DOCTOR : Fan ! Number One Fan, that's me.

DICKENS : How exactly are you a fan ? In what way do you resemble a means of keeping oneself cool ?

THE DOCTOR : No, it means "Fanatic", devoted to. Mind you, I've gotta say, that American bit in Martin Chuzzlewit, what was that about ?! Was that just padding or what ? I mean, it's rubbish, that bit.

DICKENS (disgruntled) : I thought you said you were my fan.

THE DOCTOR : Ah, well, if you can't take criticism... go on, do the death of Little Nell, it cracks me up. No, sorry, come on, faster !

The driver urges the horses on.

DICKENS : Who exactly IS in that hearse ?

THE DOCTOR : My friend. She's only nineteen, and it's my fault. She's in my care, and now she's in danger.

DICKENS : Why are we wasting my time talking about dry old books ? This is much more important. Driver ! Be swift ! The chase is on !

DRIER : Yes, sir !

THE DOCTOR (delighted) : Thatta boy, Charlie !

DICKENS : Nobody calls me Charlie.

THE DOCTOR : The ladies do.

DICKENS : How do you know that ?

THE DOCTOR : I told you... I'm your Number One...

DICKENS : Number One Fan, yes...

INT. CHAPEL OF REST

Gwyneth and Sneed have one end each of Rose.

GWYNETH : The poor girl's still alive, sir ! What're we going to do with her ?

They settle her down on a table that is evidently used for dead bodies.

SNEED : I don't know ! I didn't plan any of this, did I. Isn't my fault if the dead won't stay dead.

GWYNETH : Then whose fault is it, sir ? Why is this happening to us ?

They leave the room, shutting and locking Rose in. A gas lamp flickers.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

SNEED : I did the Bishop a favour, once. Made his nephew look like a cherub. Even though he'd been a fortnight in the weir. Perhaps he'll do us an exorcism on the cheap.

There is a knock on the door. They both look up, alarmed.

SNEED (CONT'D) : Say I'm not in. Tell them we're closed. Just...just get rid of them.

INT. CHAPEL OF REST

Rose wakes up. She looks slightly out of sorts, and does not notice when the gas from the lamps fills the corpse of Redpath. He sits up suddenly.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

Dickens knocks on the door again and Gywneth opens it.

GWYNETH : I'm sorry, sir, we're closed.

DICKENS : Nonsense ! Since when did an undertaker keep office hours ? The dead don't die on schedule. I demand to see your master.

GWYNETH : He's not in, sir.

She makes to shut the door, but Dickens forces it open again.

DICKENS (angrily) : Don't lie to me, child !

GWYNETH : I'm awfully sorry, Mr. Dickens, but the mater's indisposed.

Behind her, a gas lamp flares up.

THE DOCTOR : Having trouble with your gas ?

DICKENS : What the Shakespeare is going on ?

INT. CHAPEL OF RST

Rose suddenly notices the corpse behind her. She jumps in alarm as he starts making zombie noises at her.

ROSE : Are you all right ? You're kidding me, yeah ? You're just kidding.

He climbs out of the coffin.

ROSE (CONT'D) : You are, you're kidding me, aren't ya ?

He takes staggering steps towards her.

ROSE (CONT'D) : Okay, not kidding.

She runs to the door and tries to open it.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

The Doctor forces his way in and presses his ear to the wall.

GWYNETH : You're not allowed inside, sir !

THE DOCTOR : There's something inside the walls.

INT. CHAPEL OF REST

Rose backs against the door. The old woman's body rises from the other coffin and Rose gaps.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

THE DOCTOR : The gas pipes. Something's living inside the gas.

INT. CHAPEL OF REST

Rose lobs a vase at Redpath. It does nothing but cause him to stumble slightly. Rose rattles the handle frantically.

ROSE : Let me out ! Open the door !

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

Gwyneth, the Doctor and Dickens hear her. Gwyneth closes her eyes in dismay.

THE DOCTOR : That's her.

He runs off to her rescue. Dickens’s follows.

INT. CHAPEL OF REST

ROSE : Please, let me out !

Both corpses are walking towards her.

INT. SNEED AND COMPANY, CORRIDOR

The Doctor charges past Sneed.

SNEED : This is my house !

Dickens charges past him too. He shakes his finger at Gwyneth as she runs after them.

SNEED (CONT'D) : I told you !

INT. CHAPEL OF REST

Rose is still hammering on the door as the corpses get closer and closer.

ROSE : Let me out ! Somebody, open the door ! Open the door !

Redpath clasps a hand over her mouth, muffling her scream. At that moment, the Doctor kicks the door in.

THE DOCTOR : I think this is my dance.

He releases Rose from Redpath's grip.

DICKENS : It's a prank ? It must be. We're under some mesmeric influence.

THE DOCTOR : No, we're not. The dead are walking. (Grins down at the panting Rose). Hi !

ROSE : Hi ! Who's your friend ?

THE DOCTOR : Charles Dickens.

ROSE : Oh. Okay.

THE DOCTOR (to the corpses) : My name's the Doctor. Who are you, then ? What do you want ?

REDPATH : We're failing. Open the rift, we're dying. Trapped in this form, cannot sustain, help us.

Both Redpath and his grandmother raise their heads to the ceiling. The blue gas leaves them with a wailing sound and both corpses fall to the floor.

INT. SNEED'S PARLOUR

Gwyneth is pouring them all tea while Rose is having a go at Sneed.

ROSE : First of all you drug me, then you kidnap me, and don't think I didn't feel your hands having a quick wander, you dirty old man.

The Doctor sniggers.

SNEED : I won't be spoken to like this !

ROSE : Then you stuck me in a room full of zombies ! And if that ain't enough, you swan off ! And leave me to die ! So come on, talk !

SNEED : It's not my fault, it's this house ! It always had a reputation. Haunted. But I never had much bother until a few months back. And then the stiffs...

Dickens looks mildly offended.

SNEED : ...the er, dear departed started getting restless.

DICKENS : Tommyrot.

SNEED : You witnessed it ! Can't keep the beggars down, sir ! They walk. And it's the queerest thing that they hang on to scraps...

Gwyneth gives the Doctor his tea.

GWYNETH : Two sugars, sir, just how you like it.

The Doctor looks at her retreating back curiously.

SNEED : One old fella who used to be a sexton almost walked into his own memorial service ! Just like the old lady going to your performance, sir ! Just as she planned.

DICKENS : Morbid fancy.

THE DOCTOR : Oh, Charles, you were there.

DICKENS : I saw nothing but an illusion.

THE DOCTOR : If you're going to deny it, don't waste my time. Just shut up.

Dickens is stunned.

THE DOCTOR (CONT'D) (to Sneed) : What about the gas ?

SNEED : That's new, sir, never seen anything like that.

THE DOCTOR : Means it's getting stronger, the rift's getting wider and something's sneaking through.

ROSE : What's the rift ?

THE DOCTOR : A weak point in time and space. The connection between this place and another. That's the cause of ghost stories, most of the time.

SNEED (with revelation) : That's how I got the house so cheap.

Dickens sneaks un-noticed from the room.

SNEED : Stories going back generations. Echoes in the dark. Queer songs in the air and this feeling like a... shadow. Passing over your soul. Mind you, truth be told, it's been good for business. Just what people expect from a gloomy old trade like mine.

INT. SNEED AND COMPANY, CORRIDOR

Dickens, wandering the corridors alone, examines the gas lamps.

DICKENS : Impossible.

INT. CHAPEL OF REST

Dickens goes back into the room where Rose was locked up and takes the lid off Redpath's coffin, where Redpath is lying peacefully, his arms crossed across his chest. He waves his hands in front of his face, shakes him a bit, and fumbles around underneath the coffin, all the time oblivious to the Doctor watching him with his arms folded in the doorway.

THE DOCTOR : Checking for strings ?

DICKENS : Wires, perhaps ? There must be some mechanism behind this fraud !

The Doctor unfolds his arms and walks over to Dickens.

THE DOCTOR : Oh, come on, Charles. All right. I shouldn't have told you to shut up. (Places a hand on Dickens' shoulder). I'm sorry. But you've got one of the best minds in the world. You saw those gas creatures.

DICKENS : I cannot accept that.

THE DOCTOR : And what does the human body do when it decomposes ? It breaks down and produces gas. Perfect home for these gas things, they can slip inside and use it as a vehicle. Just like your driver and his coach.

DICKENS : Stop it ! Can it be that I have the world entirely wrong ?

THE DOCTOR : Not wrong. There's just more to learn.

DICKENS : I've always railed against the fantasies. Oh, I loved an illusion as much as the next man, revelled in them, that's what they were. Illusions ! The real world is something else. I dedicated myself to that. Injustices. Great social causes. I hoped that I was a force for good. Now you tell me that the real world is a realm of spectres and jack o' lanterns. In which case - have I wasted my brief span here, Doctor ? Has it all been for nothing ?

INT. SNEED'S KITCHEN

Gwyneth is lighting another gas lamp when Rose comes in and starts washing up.

GWYNETH : Please, Miss ! You shouldn't be helping ! It's not right !

ROSE : Don't be daft. Sneed works you to death. (Hands her the cloth to dry up). How much do you get paid ?

GWYNETH : Eight pound a year, miss.

ROSE : That much ?

GWYNETH : I know. I would've been happy with six.

Rose looks dumbfounded.

ROSE : So, did you go to school or what ?

GWYNETH : Of course I did. What do you think I am ? An urchin ? I went every Sunday. Nice and proper.

ROSE : What, once a week ?

GWYNETH : We did sums and everything. To be honest, I hated every second.

ROSE : Me too.

They both laugh.

GWYNETH (as if this is completely outrageous) : Don't tell anyone, but one week, I didn't go and ran on the heath all on my own !

ROSE : I did plenty of that. I used to go down the shops with my mate Shareen. And we used to go and look at boys !

Gwyneth stops laughing at once and looks scandalized.

GWYNETH : Well, I don't know much about that, miss.

She turns back to the washing up.

ROSE : Come on, times haven't changed that much ! I bet you've done the same.

GWYNETH : I don't think so, miss.

ROSE : Gwyneth ! You can tell me ! Bet you've got your eye on someone.

GWYNETH : I suppose. There is one lad...

Rose looks extremely chuffed.

GWYNETH (CONT'D) : The butcher’s boy. He comes by every Tuesday. Such a lovely smile on him !

ROSE : Oh, I like a nice smile. Good smile, nice bum.

Again, Gwyneth looks shocked.

GWYNETH : Well, I have never heard the like !

Rose just laughs. Then, Gwyneth laughs too.

ROSE : Ask him out ! Give him a cup of tea or something, that's a start.

GWYNETH : I swear, it is the strangest thing, miss. You've got all the clothes and the breeding but you talk like some sort of wild thing !

ROSE (shrugs) : Maybe I am. Maybe that's a good thing. You need a bit more in your life than Mr Sneed.

GWYNETH : Ah, now that's not fair. He's not so bad, old Sneed. He was very kind to me to take me in. Because I lost my mum and dad to the flu when I was twelve.

ROSE : Oh, I'm sorry.

GWYNETH : Thank you, miss. But I'll be with them again, one day. Sitting with them in paradise. I should be so blessed. They're waiting for me. Maybe your dad's up there waiting for you too, miss.

ROSE : Maybe. (Nods, then realises). Um, who told you he was dead ?

Gwyneth realises what she has said and turns quickly back to the washing up.

GWYNETH (lightly) : I don't know, must've been the Doctor.

ROSE : My father died years back.

GWYNETH : You've been thinking about him lately, more than ever.

ROSE : I s'pose so... how do you know all this ?

GWYNETH : Mr. Sneed says I think too much. I'm all alone down here. I bet you've got dozens of servants, haven't you miss.

They laugh.

ROSE : No, no servants where I'm from.

GWYNETH : And you've come such a long way.

ROSE : What makes you think so ?

GWYNETH : You're from London. I've seen London in drawings, but never like that. (Stares at Rose intently). All those people rushing about. Half naked, for shame. And the noise... and the metal boxes racing past... and the birds in the sky... they're metal as well. Metal birds with people in them. People flying. And you, you've flown so far, further than anyone ! The things you've seen... the darkness... the big bad wolf... (Staggers backwards, afraid). I'm sorry ! I'm sorry, miss !

ROSE : S'alright...

GWYNETH : I can't help it, ever since I was a little girl. My mum said I had the sight. She told me to hide it !

THE DOCTOR : But it's getting stronger. More powerful, is that right ?

Rose and Gwyneth both jump as they turn to see the Doctor standing in the doorway.

GWYNETH : All the time, sir. Every night. Voices in my head.

THE DOCTOR : You grew up on top of the rift. You're part of it. You're the key.

GWYNETH : I've tried to make sense of it, sir. Consulted with spiritualists, table wrappers, all sorts.

THE DOCTOR : Well, that should help. You can show us what to do.

GWYNETH : What to do where, sir ?

THE DOCTOR : We're going to have a séance.

INT. SNEED'S PARLOUR

They are all sat around a table.

GWYNETH : This is how Madam Mortlock summons those from the Land of Mists. Down in Mid Town. Come. We must all join hands.

DICKENS : I can't take part in this.

He gets up.

THE DOCTOR : Humbug ? Come on, open mind.

DICKENS : This is precisely the sort of cheap mummery I try to un-mask. Séances ? Nothing but luminous tambourines and a squeeze box concealed between the knees. This girl knows nothing.

THE DOCTOR : Now, don't antagonize her. I love a happy medium.

ROSE : I can't believe you just said that.

THE DOCTOR (to Dickens) : Come on, we might need you.

Dickens sits down again.

THE DOCTOR (CONT'D) : Good man. Now, Gwyneth. Reach out.

GWYNETH : Speak to us. Are you there ? Spirits ?

Dickens rolls his eyes.

GWYNETH (CONT'D) : Come. Speak to us that we may relieve your burden.

She raises her eyes to the ceiling. A murmuring fills the room.

ROSE : Can you hear that ?

DICKENS : Nothing can happen. This is sheer folly.

ROSE : Look at her.

GWYNETH : I feel them. I feel them !

The gas creatures begin to fill the room.

ROSE : What're they saying ?

THE DOCTOR : They can't get through the rift. Gwyneth, it's not controlling you, you're controlling it. Now look deep. Allow them through.

GWYNETH : I can't !

THE DOCTOR : Yes you can. Just believe it. I have faith in you, Gwyneth. Make the link.

Gwyneth looks almost pained. Then suddenly, she lowers her head and opens her eyes.

GWYNETH : Yes.

Three gaseous figures appear behind her - the Gelth. Dickens' mouth drops open.

SNEED : Great God. Sprits from the other side !

THE DOCTOR : The other side of the universe.

GELTH : Pity us. Pity the Gelth. There is so little time, help us.

THE DOCTOR : What do you want us to do ?

GELTH : The rift. Take the girl to the rift. Make the bridge.

THE DOCTOR : What for ?

GELTH : We are so very few. The last of our kind. We face extinction.

THE DOCTOR : Why, what happened ?

GELTH : Once we had a physical form like you. But then the war came.

DICKENS : War ? What war ?

GELTH : The Time War.

The Doctor and Rose glance at each other.

GELTH (CONT'D) : The whole universe convulsed. The Time War raged invisible to smaller species but devastating to higher forms. Our bodies wasted away. We're trapped in this gaseous state.

THE DOCTOR : So that's why you need the corpses.

GELTH : We want to stand tall. To feel the sunlight. To live again. We need a physical form, and your dead are abandoned. They're going to waste, give them to us !

ROSE : But we can't !

THE DOCTOR : Why not ?

ROSE : It's not... I mean, it's not...

THE DOCTOR : Not decent ? Not polite ? It could save their lives.

They stare at each other for a moment.

GELTH : Open the rift. Let the Gelth through. We're dying. Help us. Pity the Gelth !

They disappear and Gwyneth collapses forwards onto the table. Rose gets up immediately and goes to her.

ROSE : Gwyneth !

DICKENS : All true.

ROSE (to Gwyneth) : Are you okay ?

DICKENS : It's all true.

The Doctor is silent.

INT. SNEED'S PARLOUR

Rose is mopping Gwyneth's forehead as she lies asleep on a couch. Slowly, her eyes open. She fidgets.

ROSE : It's alright. You just sleep.

GWYNETH : But my angels, miss. They came, didn't they ? They need me ?

The Doctor is leaning on a wall just behind Rose.

THE DOCTOR : They do need you, Gwyneth. You're they're only chance of survival.

ROSE (turns angrily) : I've told you, leave her alone. She's exhausted and she's not fighting your battles.

The Doctor leans his head back and sighs. Rose turns back to Gwyneth and offers her a drink.

ROSE : Drink this.

SNEED : Well, what did you say, Doctor ? Explain it again. What are they ?

THE DOCTOR : Aliens.

SNEED : Like... foreigners, you mean ?

THE DOCTOR : Pretty foreign, yeah. From up there.

He points skywards.

SNEED : Brecon ?

THE DOCTOR : Close. They've been trying to get through from Brecon to Cardiff but the road's blocked. Only a few can get through and even then they're weak. They can only test drive the bodies for so long, then they have to revert to gas and hide in the pipes.

DICKENS : Which is why they need the girl.

ROSE : They're not having her.

THE DOCTOR : But she can help. Living on the rift, she's become part of it, she can open it up, make a bridge and let them through.

DICKENS : Incredible. Ghosts that are not ghosts but beings from another world who can only exist in our world by inhabiting cadavers.

THE DOCTOR : Good system. It might work.

Rose gets up and walks over to the Doctor.

ROSE : You can't let them run around inside dead people !

THE DOCTOR : Why not ? It's like recycling.

ROSE : Seriously though, you can't.

THE DOCTOR : Seriously though, I can.

ROSE : It's just... wrong ! Those bodies were living people ! We should respect them even in death !

THE DOCTOR : Do you carry a donor card ?

ROSE : That's different, that's...

THE DOCTOR : It is different, yeah. It's a different morality. Get used to it or go home. (Rose is silent. He speaks in softer tones -). You heard what they said, time's short. I can't worry about a few corpses when the last of the Gelth could be dying.

ROSE : I don't care, they're not using her.

GWYNETH : Don't I get a say, miss ?

Both Rose and the Doctor turn to look at her.

ROSE : Look. You don't understand what's going on.

GWYNETH : You would say that miss. Because that's very clear inside your head, that you think I'm stupid.

ROSE : That's not fair !

GWYNETH : It's true, though. Things might be very different where you're from. But here and now, I know my own mind. And the angels need me. Doctor, what do I have to do ?

THE DOCTOR : You don't have to do anything.

GWYNETH : They've been singing to me since I was a child. Sent by my mum on a holy mission. So tell me.

The Doctor smiles at her.

THE DOCTOR : We need to find the rift. (Approaches Sneed and Dickens). This house is on a weak spot, so there must be a spot that's weaker than any other. Mr. Sneed. What's the weakest part of this house ? The place where most of the ghosts have been seen ?

SNEED : That would be the Morgue.

ROSE (still disgruntled) : No chance you were gonna say "gazebo", was there ?

Everyone looks at her.

INT. SNEED AND COMPANY, MORGUE

The key turns in the Morgue, and they all troupe in, lead by the Doctor.

THE DOCTOR : Talk about Bleak House.

ROSE : The thing is, Doctor, the Gelth don't succeed. 'Cause I know they don't. I know for a fact there weren't corpses walking around in 1869.

THE DOCTOR : Time's in flux. It's changing every second. Your cozy little world could be rewritten like that. (Clicks his fingers). Nothing is safe. Remember that. Nothing.

DICKENS : Doctor, I think the room is getting colder.

ROSE : Here they come.

The Gelth flood into the room. Their leader positions itself in an archway. It has the voice of a child.

GELTH : You have come to help ! Praise the Doctor ! Praise him !

ROSE : Promise you won't hurt her !

GELTH : Hurry ! Please. So little time. Pity the Gelth.

THE DOCTOR : I'll take you somewhere else after the transfer. Somewhere you can build proper bodies. This isn't a permanent solution, alright ?

GWYNETH : My angels. I can help them live.

THE DOCTOR : Okay, where's the weak point ?

GELTH : Here, beneath the arch.

Gwyneth positions herself beneath the arch.

GWYNETH : Beneath the arch.

Rose rushes to her.

ROSE : You don't have to do this.

Gwyneth places her hands on Rose's cheeks.

GWYNETH : My angels.

Rose staggers backwards.

GELTH : Establish the bridge, reach out of the void, let us through !

GWYNETH : Yes. I can see you ! I can see you ! Come !

GELTH : Bridgehead establishing.

GWYNETH : Come ! Come to me ! Come to this world, poor lost souls !

GELTH : It is begun ! The bridge is made !

Gwyneth's mouth opens and the Gelth pour out of it.

GELTH (CONT'D) : She has given herself to the Gelth !

DICKENS : There's rather a lot of them, eh ?

GELTH : The bridge is open. We descend.

Suddenly, the figure becomes demonic. The gas turns from blue to red.

GELTH (CONT'D) : The Gelth will come through in force.

DICKENS : You said that you were few in number !

GELTH : A few billion. And all of us in need of corpses.

The bodies rise.

SNEED : Gwyneth... stop this ! Listen to your master ! This has gone far enough. Stop dabbling, child, leave these things alone. I beg of you...

ROSE : Mr. Sneed ! Get back !

A corpse grabs Sneed from behind and holds him still while another of the Gelth fills his body through his mouth. The Doctor and Rose leap back. Mr Sneed looks up at them through blank, dead eyes.

THE DOCTOR : I think it's gone a little bit wrong.

SNEED : I have joined the legions of the Gelth. Come. March with us.

DICKENS : No !

The corpses advance on the Doctor and Rose.

GELTH : We need bodies. All of you. Dead. The human race. Dead.

They are backing the Doctor and Rose against a dungeon door.

THE DOCTOR : Gwyneth, stop them ! Send them back ! Now !

GELTH : Three more bodies. Make them vessels for the Gelth.

DICKENS : I... I can't ! I'm sorry !

The Doctor looks behind him, spots the dungeon door, pushes Rose in there with him and slams it shut again so they are both locked in there.

DICKENS (CONT'D) : It's too much for me ! I'm so...

He jumps and runs from the Morgue as one of the Gelth screeches and swoops at him. The corpses are clambering to get in the dungeon.

GELTH : Give yourself to glory. Sacrifice your lives for the Gelth.

THE DOCTOR : I trusted you. I pitied you !

GELTH : We don't want your pity ! We want this world and all its flesh.

They are rattling the door.

THE DOCTOR : Not while I'm alive.

GELTH : Then live no more.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

Dickens has run from the Morgue and rests panting against the door. The gaseous creatures swirl around the knocker, making it look exactly like the knocker from his story "A Christmas Carol", and he runs again.

INT. SNEED AND COMPANY, MORGUE

The Doctor and Rose are flattened against the dungeon wall while the Gelth are rattling the door.

ROSE : But I can't die. (Looks at the Doctor for reassurance). Tell me I can't ! I haven't even been born yet, it's impossible for me to die ! Isn't it ?!

THE DOCTOR : I'm sorry.

EXT. SNEED AND COMPANY, STREET

Dickens has run from the house altogether. One of the Gelth has followed him.

GELTH : Failing ! Atmosphere hostile !

The figure dives into a gas lamp.

DICKENS (realising) : Gas... Gas !

INT. SNEED AND COMPANY, MORGUE

ROSE : But it's 1869, how can I die now ?

THE DOCTOR : Time isn't a straight line. It can twist into any shape. You can be born in the 20th century and die in the 19th and it's all my fault. I brought you here.

ROSE : It's not your fault. I wanted to come.

THE DOCTOR : What about me ? I saw the fall of Troy ! World War Five ! I pushed boxes at the Boston Tea Party, now I'm going to die in a dungeon ! (Horrified). In Cardiff !

ROSE : It's not just dying. We'll become one of them.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

Dickens rushes back into the house and begins to turn all the flames off the gas lamps, so that the gas is released into the air. Wheezing slightly, he covers his nose and mouth with a handkerchief.

INT. SNEED AND COMPANY, MORGUE

ROSE : We'll go down fighting, yeah ?

THE DOCTOR : Yeah.

ROSE : Together ?

THE DOCTOR : Yeah !

They link hands.

THE DOCTOR : I'm so glad I met you.

Rose looks up at him, surprised.

ROSE : Me too.

They smile at each other. At that moment, Dickens rushes into the room.

DICKENS : Doctor ! Turn off the flame, turn up the gas ! Now fill the room, all of it, now !

THE DOCTOR : What're you doing ?

DICKENS : Turn it all on ! Gas the place !

He turns another one on.

THE DOCTOR : Brilliant. Gas !

ROSE : What, so we choke to death instead ?

DICKENS : Am I correct, Doctor ? These creatures are gaseous !

THE DOCTOR : Fill the room with gas, it'll draw them out of the host. Suck them into the air like poison from a wound !

The corpses all decide to turn on Dickens instead.

DICKENS : I hope... oh, Lord. I hope that this theory will be validated soon.

The corpses advance dangerously on him.

DICKENS (CONT'D) : If not immediately.

THE DOCTOR : Plenty more !

He smashes a gas canister against the wall and all the creatures are sucked from the bodies with a scream.

DICKENS : It's working.

The Doctor and Rose are free to come out of the dungeon.

THE DOCTOR : Gwyneth ! Send them back ! They lied, they're not angels.

GWYNETH (simply) : Liars.

THE DOCTOR : Look at me. If your mother and father could look down and see this, they'd tell you the same. They'd give you the strength. Now send them back !

ROSE (choked) : Can't breathe.

THE DOCTOR : Charles, get her out.

Dickens grabs Rose's arm, but she shakes him off.

ROSE : I'm not leaving her !

GWYNETH : They're too strong.

THE DOCTOR : Remember that world you saw ? Rose's world ? All those people, non of it will exist unless you send them back through the rift.

GWYNETH (firmly) : I can't send them back. But I can hold them. Hold them in this place, hold them here. Get out.

Her hand goes to her apron pocket and she takes out a box of matches. Rose rushes forwards.

ROSE : You can't !

GWYNETH : Leave this place !

The Doctor grabs Rose's shoulders.

THE DOCTOR : Rose, get out, go now, I won't leave her while she's still in danger, now go !

Dickens and Rose leave the Morgue. The Doctor holds his hand out for the matches.

THE DOCTOR (CONT'D) : Now give that to me.

Gwyneth does not respond.

INT. SNEED AND COMPANY, HALLWAY

Dickens leads Rose back through the dark house, filled with gas.

DICKENS : This way !

INT. SNEED AND COMPANY, MORGUE

The Doctor places his hand on Gwyneth's neck, feeling for a pulse. His face falls.

THE DOCTOR : I'm sorry. (Places a kiss on her forehead). Thank you.

He runs from the Morgue. Gwyneth takes a match out of the box and waits for a few moments, to be sure the Doctor is safely out of the house. Then she strikes the match.

EXT. SNEED AND COMPANY, STREET

The whole house goes up in flames, the Doctor diving out of the doorway only just in time to join Rose and Dickens. Rose fixes him with a look that plainly asks why Gwyneth is not with him. The Doctor looks back at her.

ROSE : She didn't make it.

THE DOCTOR : I'm sorry. She closed the rift.

DICKENS : At such a cost. The poor child.

Rose has not looked away from the Doctor.

THE DOCTOR : I did try, Rose, but Gwyneth was already dead. She had been for at least five minutes.

ROSE : What do you mean ?

THE DOCTOR : I think she was dead from the minute she stood in that arch.

ROSE : But... she can't have, she spoke to us. She helped us - she saved us. How could she have done that ?

DICKENS : There are more things in Heaven and Earth than are dreamt of in your philosophy. Even for you, Doctor.

ROSE : She saved the world. A servant girl. No one will ever know.

All three of them gaze at the burning house.

EXT. ALLEYWAY

The Doctor, Rose and Dickens have arrived back at the TARDIS.

THE DOCTOR : Right then, Charlie-boy, I've just got to go into my um... shed. Won't be long !

He fits the key in the lock.

ROSE (to Dickens) : What're you going to do now ?

DICKENS : I shall take the mail coach back to London. Quite literally post-haste. This is no time for me to be on my own. I shall spend Christmas with my family and make amends to them. After all I've learned tonight, there can be nothing more vital.

THE DOCTOR : You've cheered up !

DICKENS (enthusiastically) : Exceedingly ! This morning, I thought I knew everything in the world and now I know I've just started ! All these huge and wonderful notions, Doctor ! I'm inspired. I must write about them !

ROSE : Do you think that's wise ?

DICKENS : I shall be subtle at first. The Mystery of Edwin Drood still lacks an ending. Perhaps the killer was not the boy's uncle. Perhaps he was not of this earth. The Mystery of Edwin Drood and the Blue Elementals. I can spread the word ! Tell the truth !

THE DOCTOR : Good luck with it. Nice to meet you. (Shakes Dickens' hand). Fantastic.

He turns back to the TARDIS door.

ROSE : Bye, then. And, thanks.

She kisses him on the cheek. Dickens looks taken-aback.

DICKENS : Oh, my dear, how modern. Thank you, but, I don't understand, in what way is this goodbye ? Where are you going ?

THE DOCTOR : You'll see. In the shed.

He opens the door of the TARDIS.

DICKENS : Oh, my soul. Doctor, it's one riddle after another with you. But after all these revelations, there's one mystery you still haven't explained. Answer me this : who are you ?

A pause.

THE DOCTOR : Just a friend. Passing through.

DICKENS : But you have such knowledge of future times. I don't wish to impose on you, but I must ask you. My books. Doctor, do they last ?

THE DOCTOR : Oh, yes !

DICKENS : For how long ?

THE DOCTOR : Forever !

Dickens tries to look pleased and modest at the same time.

THE DOCTOR (CONT'D) : Right. Shed. Come on, Rose...

They both turn to the door.

DICKENS : In, in the box ? Both of you ?

THE DOCTOR : Down boy. See ya !

The Doctor and Rose enter the TARDIS and shut the door after them.

INT. TARDIS

ROSE : Doesn't that change history if he writes about blue ghosts ?

THE DOCTOR : In a weeks time it's 1870, and that's the year he dies. Sorry. He'll never get to tell his story.

They both look at the screen where they can see Dickens is still standing outside.

ROSE : Oh, no ! He was so nice.

THE DOCTOR : But in your time, he was already dead ! We've brought him back to life ! He's more alive now than he's ever been, old Charlie-boy. Let's give him one last surprise.

He hits a button and the engines rev up. They smile as they watch Dickens' face when the TARDIS disappears before his eyes.

EXT. ALLEYWAY

Laughing, Dickens' walks away from where the TARDIS stood.

EXT. CARDIFF SQUARE

Dickens emerges into the Square.

PASSER-BY : Merry Christmas, sir.

DICKENS : Merry Christmas to you. God bless us ! Everyone !

 

END

Kikavu ?

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Luna25 
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